Luberon 2026 – Day 6

Je n’ai pas super bien dormi. Trop chaud dans la chambre, et les ventilateurs faisaient trop de bruit : soit tu transpires, soit tu dors sous un hélicoptère. Bon, pas grave, je dormirai mieux la nuit prochaine.

Ce matin, on quitte le gîte direction Banon.

Alors justement, il y a beaucoup de choses à Banon. Beaucoup trop, même, pour un village de mille habitants.

Oulà, je l’ai pas vue venir celle-là… Tu la prépares depuis ce matin Rémi ?

On commence par le fromage, évidemment. Le banon, c’est ce petit palet de chèvre emballé dans des feuilles de châtaignier et ficelé au raffia.

Et pour l’acheter, ce n’est plus à Super Banon, qui est maintenant fermé, mais dans une autre fromagerie à dix mètres de là.

Le pouvoir de faire de super fromages, Rémi.

On repart donc avec un banon de Banon, et Nath fait un crochet par la librairie.

Ça nous rappelle quelque chose. En Écosse, on avait visité Wigtown et ses 250 livres par habitant, et Coco était repartie avec trois bouquins de plus à caser dans les valises. Coco n’est pas du voyage cette fois, mais la tradition est sauve : Nath a pris le relais. Allez hop, encore 5 livres à caser dans la voiture !

Ensuite, la confiserie. Une chocolaterie installée dans un bâtiment en bois au pied du village, où l’on fait des amandes grillées, de la pâte à tartiner, des calissons et des chocolats. La dégustation est libre, ce qui est à la fois très généreux et très dangereux.

Et juste en face, une autre usine, qui produit du vinaigre balsamique. Alors on fait la dégustation de vinaigre balsamique. Et je vous le dis : c’est très sympa, et surtout, on est certain de ne pas être douf quand on sort (ça change des dégustations de vin).

Donc évidemment, on achète quelques trucs. Plus toutes les commandes des zamis. La prochaine fois on loue un semi-remorque !

On quitte Banon pour Oppedette, un petit village dont on était certain de ne l’avoir jamais fait et qu’on avait en fait visité l’année dernière. Ça arrive.

C’est au milieu de nulle part, et on a l’impression qu’il n’y a absolument personne. Nath voulait s’en aller. Moi j’ai insisté, et bien m’en a pris : j’ai fini par trouver un super endroit pour le repas de midi.

Ah oui, c’est vrai. Hihihi. C’était pour rire, hein, mon amour, c’est bien toi qui voulais rester et on a eu raison de s’attarder dans ce petit village !

Ok, allez, on va se calmer avec les couleurs les amis, déjà avec Rémi et Claudia, ça suffit !

Le repas du midi, la Planche à pain, une délicieuse assiette mixte, coppa, banon (le fromage pour ceux qui ne suivent pas…), confiture de figues, roquette… Et le pain tout frais et tout chaud, vraiment bien !

Retour au gîte, et siestasse à l’ombre, effectivement.

En fin d’après-midi, on voit Monsieur Jacques, pour lui donner les quelques trucs typiquement belges qu’on lui avait préparés (bières, sirop de Liège). Monsieur Jacques, c’est le vigneron du Domaine de la Verrière. On n’a pas encore croisé Catherine, qui tient le caveau de dégustation, mais bon : on reste sept jours. On la verra, c’est sûr.

Au menu ce soir, côte à l’os. Et quelle côte à l’os, les amis :

Et je crois qu’on va bien dormir aussi. À demain !

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Luberon 2026 – Day 5

Ce matin, on remballe tout dans la voiture, on referme le four à pain, et on dit au revoir à Robert et Bertrand… ah non, pardon, à Laurent et Sébastien.

Oui bon, ça m’a échappé, ils étaient très gentils tous les deux, et ils ne ressemblaient pas du tout à des vagabonds flamands du XIXᵉ siècle. Voilà, c’est réparé. Et donc, au moment de charger le coffre, on se dit qu’on ferait bien une grotte.

Qui se dit ça au réveil, franchement ?

C’est un peu vrai, en fait. Chaque voyage a son obsession, et celui-ci a choisi le sous-sol. Ce sera donc la grotte de la Salamandre, à une trentaine de kilomètres du gîte. Les visites partent toutes les heures. On arrive au parking à 9 h 50 pour celle de 10 h. On est bons, non ? Ben non. Il y a 750 mètres de sentier entre le parking et l’entrée de la grotte. On finit donc au petit trot, on arrive un peu en retard, mais on rattrape le groupe.

Une seule salle, donc, mais on ne sait pas où regarder. On entre par une passerelle en hauteur, et la salle s’ouvre d’un coup sous les pieds. C’est très différent d’Orgnac : là-bas on descendait d’étage en étage, ici on est posé devant un seul volume gigantesque, éclairé comme une cathédrale.

Ben oui, justement. Le nom vient de là, tout simplement : les premiers spéléologues qui sont descendus, en 1965, ont trouvé une salamandre au fond. Ils l’ont vue, ils ont trouvé ça beau, ils ont appelé la grotte comme ça. Une bestiole au bon endroit au bon moment.

Et l’autre particularité de l’endroit : dans cette salle, on peut faire de l’aéroplume.

Nath a regardé ça avec beaucoup d’intérêt et avait déjà envie d’en faire. Ce sera pour la prochaine fois. Moi, je devrai faire un solide régime pour pouvoir être pilote de ce truc ! On passe vraiment un très chouette moment dans cette grotte.

En sortant, petite bière sur la terrasse, et là on se rend compte d’autre chose : le calme. Un calme olympien. On n’entend absolument rien. Pas une voiture, pas une route, pas un avion.

Puis il faut remonter les 750 mètres jusqu’au parking. Et je maintiens ce que j’ai écrit avant-hier sur les 700 marches : c’est quand même plus facile de descendre que de monter.

Pique-nique dans la voiture, et en avant pour le Luberon.

Comme on fait pas mal de route en ce moment, on écoute la radio. Chérie FM, RFM, Nostalgie. Oui, on est des p’tits vieux, et non, on ne s’en cache pas.

Ça explique beaucoup de choses. Sauf que depuis quelques jours, sur les trois stations, c’est kif kif bourricot : des places à gagner pour aller voir Céline Dion. Toutes les heures. Entre chaque pub. Après chaque titre. Et évidemment, le titre en question, c’est ‘Bonjour, pardon, merci’.

Voilà. Et nous, après plusieurs centaines de kilomètres et une quarantaine d’écoutes, on a fini par proposer un remix du titre. Ce sera : ‘Au revoir, dégage, casse-toi !’

On est d’accord Rémi, pour une fois, on est d’accord ! 😄

On arrive à Coustellet vers 14 h. Et à partir de là, la journée devient une liste de courses très sérieuse. Premier arrêt à La Roumanière pour quelques confitures. Deuxième arrêt à La Royère pour quelques bouteilles, sachant qu’on doit en plus prendre les commandes des zamis. Heureusement qu’on n’est que deux dans la voiture et qu’on a de la place… Troisième arrêt au Super U pour les courses des prochains jours.

Et enfin, on arrive au Gîte des Vendangeurs. Les clés sont sur la porte. Une petite bouteille de vin nous attend. Le wifi est reconnu tout seul par les téléphones. Oui : on est à la maison.

On débarque tout, on range, on s’installe. Et on s’aperçoit assez vite qu’on n’est pas les seuls à avoir loué cette semaine. Après la salamandre au plafond de la salle de bain il y a deux jours, et la grotte de la Salamandre ce matin, voici un petit scorpion, l’air très intéressé par le melon qu’on avait posé sur le plan de travail de la cuisine.

Voilà où on en est de notre bestiaire du séjour : une salamandre, un scorpion. Il ne manque plus que les moustiques tigres pour la photo de groupe ! Ah non, eux, ils sont déjà là !

Pas de sieste aujourd’hui, mais on se repose tranquillement avant d’attaquer l’apéro. Au menu ce soir : spaghetti à la Nys.

Pas mal, le Alanis Morissette, ça se tient bien… Le ‘A la Nys’ veut simplement dire, on prend les restes de la veille, on les améliore en les détournant et on refait un plat digne de ce nom avec tout ça… Concrètement, les spaghetti à la Nys de ce soir, c’est le reste de la ratatouille d’hier, un peu de lardons, quelques olives, un peu de purée de tomate, de l’huile d’olive, une petite boule de burrata au basilic. Et ça marche très bien.

On est bien, Tintin, on est bien ! J’aime cet endroit. À demain les petits amis !

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Luberon 2026 – Day 4

Départ vers 9 h, direction la Bambouseraie en Cévennes, à environ 45 minutes du gîte.

Bien vu Rémi, c’est exactement ça, un parc avec plein de bambous, mais pas que, on retrouve aussi des ifs immenses, des ginkgos biloba, des séquoias, des magnolias hauts comme des immeubles, des érables du Japon, un hêtre pleureur mais aussi quelques oeuvres d’art…

Des photos de bambous, il va y en avoir. Beaucoup. Allez hop, c’est parti :

Il fait chaud, très chaud, mais on marche à l’ombre des bambous, et l’ombre d’une bambouseraie, ce n’est pas l’ombre d’un arbre. C’est une lumière verte, tamisée, avec un bruit de tiges qui s’entrechoquent au-dessus de la tête et quelques degrés en moins. Bref, on est tombés amoureux de cet endroit.

Et le plus beau, c’est que tout ça, techniquement, ce n’est même pas une forêt.

Non. Le bambou n’est pas un arbre, Rémi. C’est une herbe.

On croise aussi des sculptures, posées çà et là entre les bosquets. Et pas des œuvres plantées là pour faire joli : elles sont faites avec le parc, et souvent avec ce que le parc a laissé tomber.

La première s’appelle Réincarnation, du Japonais Takayuki Shimizu. Trois formes de bambou tressé, ajourées comme des paniers, suspendues en pleine bambouseraie au-dessus des palmiers, reliées entre elles par de longues tiges qui partent en volutes. On dirait trois cocons en train de s’ouvrir, ou trois animaux en suspension.

La seconde, c’est Greffe charpentière, de Simon Augade.

Et en fait, les deux œuvres racontent la même chose. Un bambou coupé qui revient en cocon, une branche tombée qui revient en charpente : dans les deux cas, quelque chose qui meurt et qui continue autrement. Pour un jardin de 170 ans planté par un homme qui n’a jamais vu ce qu’il allait devenir, c’est plutôt bien trouvé.

Il y avait même un espace zen. On est d’abord passés devant sans s’arrêter, parce qu’un bébé hurlait dans sa poussette juste au milieu, et disons que ça cassait un peu le concept.

On y est repassés plus tard, une fois le bébé et ses parents partis vers d’autres méditations, et là oui, c’était très joli.

Des serres, des fleurs, des nénuphars, des bonsaïs, un village laotien reconstitué… bref, je ne mets que des photos, c’est plus simple.

Midi, on sort de la Bambouseraie, Nath craque pour un panier (soi-disant, j’ai oublié le mien à la maison, il en faut un pour faire les marchés en Provence, blablabla, …mwouais). Bon, il est beau, le panier :

On mange au Bambousnack : chips et hot-dog. L’équilibre alimentaire du jour a poussé comme le bambou, très vite, et sans réfléchir.

L’après-midi, visite d’Anduze. Franchement, rien d’exceptionnel, mais c’était sympa : on flâne, on regarde les vitrines, on prend le frais dans les ruelles.

C’est celaaaa oui….

Retour au gîte, avec un petit détour stratégique par une pâtisserie : une tartelette poire-chocolat. Et ensuite, une bonne siestasse au frais, parce qu’il faut savoir tenir ses priorités.

En fin de journée, on prépare gentiment le repas du soir. Nath nous fait une ratatouille avec des brochettes de poulet, du taboulé, et les pommes de terre sautées qui restaient d’hier.

Mmmmh, cette ratatouille…. une tuerie !

C’était vraiment sympa, ces quelques jours entre Cévennes et Ardèche. On ne connaissait pas du tout ce coin-là, on est arrivés sans grandes attentes, et on repart avec une grotte, un pont d’arc, un village perché, des jardins accrochés au vide et une forêt de bambous. Pas mal pour quatre jours dans un ancien four à pain.

Demain, on rentre à la maison.

Pas à la maison en Belgique, Rémi. À la maison dans le Luberon : un de nos endroits favoris au monde, et le vrai titre de ce blog. Sept jours qui commencent demain.

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Luberon 2026 – Day 3

Réveil tranquille, et première rencontre de la journée : une salamandre collée au plafond de la salle de bain. Immobile, parfaitement à l’aise, comme si elle payait sa part du loyer.

Si elle bouffe les moustiques, elle a de quoi manger ici ! Après le petit déj, il est un peu plus de 9h quand on part vers Labeaume

Avec Sophie Marceau? Non, ça c’est La Boum ! Pffff… t’es sûr que tu as dormi cette nuit Rémi ? C’est de pire en pire tes approximations ! En chemin on rencontre…

Non, un petit marché/brocante à Saint-Ambroix !

On fait vite le tour des 10 exposants, on achète quelques fruits, légumes pour ce soir et on continue notre route, on arrive à Labeaume vers 10h30

Et c’est un petit bijou. Village perché, ruelles étroites, escaliers de pierre : on tourne au hasard et on a par moments l’impression que le village n’a pas été construit mais poussé là. On descend ensuite au bord de l’eau pour une promenade le long de la rivière, jusqu’au pont submersible.

Petit verre sur une terrasse, à l’ombre, à regarder passer les gens.

Et puis on se dirige vers le petit resto de pays qui nous avait fait de l’œil, enfin, plutôt sa carte qui nous avait fait de l’œil : Le Bec Figue.

Au menu : araignée de porc, polenta et petits légumes grillés, le tout accompagné d’une sauce au bleu de chèvre.

Et bien ça valait le coup. Une tuerie, ce plat. Les assiettes étaient vides quand elles sont reparties. Ensuite, on remonte un peu plus haut dans le village, là où se cachent les jardins suspendus. Et là, la vue est waouh.

Retour à la maison après un petit détour par le Super U du coin, il est 15h, et on a juste envie de faire une petite sieste sous l’airco. Il fait quand même 34 degrés dehors, et mes petits mollets sont encore sous le choc des 700 marches descendues la veille. Oui, je sais, je suis un p’tit vieux.

Ce soir, on se fait un repas cool… En attendant, c’est l’apéro, on tente une petite sortie sur la terrasse :

Mais on rentre vite pour ne pas se faire bouffer nous-mêmes par ces mini-moustiques qui piquent.

Demain, on va se balader dans les Cévennes ! Stay tuned !

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Luberon 2026 – Day 2

On a bien dormi. Réveil vers 8 h, et franchement, ce lit et ce calme, on en reprendrait bien une nuit ou deux (d’ailleurs, ça va être le cas !) Petit déj comme je les aime : œufs, lard. Ensuite on prépare la frigo box pour le pique-nique de midi et là, zut : on a oublié de mettre les ice packs au congélateur hier soir. Pas grave, ce sera juste moins froid.

On prend la route vers le nord-est, direction l’aven d’Orgnac.

Non l’aven d’Orgnac, un aven c’est un gouffre, une grotte…

Chouette balade, et surtout il fait bien frais là-dedans. Les salles sont immenses, les stalagmites et …tites sont majestueuses. 120 mètres de profondeur, près de 700 marches à descendre. Heureusement qu’il y avait un ascenseur pour remonter, sinon je serais resté en bas.

Oui, c’est pour montrer à quel point cette salle est immense et majestueuse.

Des stalagschieves… Mais ça c’est uniquement en Belgique alors ! Ya que toi pour inventer ça Rémi !

Petite anecdote du jour: La guide nous prévient d’entrée : on ne touche pas les concrétions. Nos paumes sont trop acides, trop grasses, et un seul contact suffit à interrompre le travail du calcaire, celui qui met des siècles à déposer un centimètre. Sauf qu’une stalagmite, plus accessible que les autres, a été caressée un peu trop souvent au fil des décennies. Résultat : elle est devenue brune… Et la guide nous demande comment ils l’ont appelée, cette stalagmite…? Alors vous l’avez? … Carla ! Parce que Carla Bruni !

Du calme Rémi, du calme ! Après la remontée du fin fond de l’aven, on visite une petite expo sur la préhistoire, juste à côté, c’était cool. On y a croisé quelques personnalités sympathiques:

Une hyène mais d’il y a très longtemps !
Néandertal vs Sapiens

On pousse ensuite un peu plus loin sur l’Ardèche, jusqu’au Pont d’Arc. Très beaux paysages. On pique-nique, puis on se repose un moment sur la plage, devant les canoës.

Pont d’Arc, Rémi. Pas Avignon. Et on n’y danse pas.

Quand je vous dis que c’est très beau :

Puis on a soif. Les gourdes sont vides, et on est dimanche après-midi en France. Autant dire qu’il n’y a plus rien d’ouvert. On finit par s’arrêter dans un bar-resto au bord de la route. Et la partie bar est installée dans une grotte.

On rentre par un autre chemin. Nath veut absolument trouver une supérette ouverte : trois tentatives, trois portes closes, on abandonne. Retour à la maison vers 16 h. Cette fin de journée, on se la coule douce, repos, apéro, préparation du repas. Ce soir, c’est tranche de gigot d’agneau surmontée d’un morceau de fromage de chèvre frais, pommes de terre rissolées et salade.

Trop bon !

Et pendant que j’écris ces lignes tranquillement, je me fais bouffer par les moustiques. Heureusement, Madame Routarde a toujours son anti-pique sur elle.

Comme Tintin? Ah Tintin antibeet (au Tibet)… Bon, il est temps d’aller se coucher, ça devient n’importe quoi tes blagues débiles !

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Luberon 2026 – Day 1

On a bien dormi, réveil vers 7h… mais on traînasse ce matin… Après le petit dèj buffet, on retrouve la voiture et hop, en route petite troupe, direction le sud…

Rémi a bien dormi aussi. Autant prévenir tout de suite : l’article du jour se lira vite. Des voitures, des bouchons, des péages. Puis des voitures, des bouchons et des péages. Six heures annoncées par le GPS, huit heures au compteur, l’écart, ce sont exactement les bouchons dont je viens de parler deux fois.

Pour passer le temps, on se demande où on fera un arrêt la prochaine fois qu’on descendra dans le sud. On connaît maintenant Metz, Nancy, Dijon, Beaune, … on se demande comment sont les villes suivantes : Chalon-sur-Saône, Vittel, Contrexéville, Toul (non ya pas de centrale nucléaire, ça c’est Doel en Belgique chouchou 😀), Vesoul, …

C’est Rémi Jukebox aujourd’hui ! La pause de midi, vite fait bien fait, aire de repos, sandwich triangle, 5 minutes et on repart… Puis mettre de l’essence, c’est beaucoup plus cher qu’au Luxembourg… didjou ! Puis on arrive enfin à 10 km du gîte, et là, on se dit que ce serait pas mal de faire quelques courses, donc Intermarché du coin, on remplit un petit caddie et on se dirige vers notre maison pour les 4 prochaines nuits. On est à Saint-Florent-sur-Auzonnet.

Oui, mais demain et les jours suivants, on fera des trucs en Ardèche qui est toute proche, et puis, je fais ce que je veux hein ! N’oublie pas que tu n’existes que dans ma tête hein Rémi, je te fais disparaître comme je veux !

Oui, ça c’est clair !

Ah oui, ben ça se passe super bien hein, comme tout le monde peut le voir 😄 … Pour reprendre mon récit palpitant du jour, on arrive vers 18 h, non sans mal : route barrée, petit détour, deux ou trois hésitations. Et puis voilà la maison, un ancien four à pain reconverti en gîte. Prévu pour un couple, trois personnes en poussant un peu. C’est minuscule, c’est adorable, c’est bien décoré, et c’est climatisé : il faisait quand même 27 °C à l’intérieur en arrivant. Un four à pain qui a passé sa vie à monter en température et qui finit sa carrière avec une clim. Il y a une justice.

On déballe tout, on vide les valises et on se fait un petit apéro

Ouf, on n’a rien oublié !

Et le repas du soir, spaghetti à la NysCasteels : ail, huile d’olive, tomates, basilic, scampis, pignons de pin et parmesan, que demande le peuple….

On est bien fatigués par cette route, donc la soirée va être courte. Le temps d’écrire ces quelques lignes et au dodo !

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Luberon 2026 – Teasing – Day 0

Et c’est reparti pour un tour les petits amis !

C’est vrai qu’on va assez souvent dans cette région du sud de la France, et cette fois on a envie de partager ça avec le monde, ça ne te plaît pas, Rémi ?

Juste Nath et moi. Donc on sera 2

Vous allez finir par vous entendre, j’en suis certain! Alors au programme de ces 2 semaines : Cap sur l’Ardèche pour 5 jours. Ensuite 7 jours au Gîte des Vendangeurs, dans le Domaine de la Verrière à Goult, en plein Luberon. Et pour finir, 3 jours de cocooning au Bar des Amis à Villars.

On est déjà parti Rémi, on a quitté la maison ce vendredi en début d’aprèm, là on fait une petite pause à Metz pour la nuit (oui, on devient trop vieux pour descendre en une fois) et puis Metz on ne connaît pas…

Ça y est, ça commence déjà les 2 là ! Bon, donc on est à Metz, on arrive à l’hôtel vers 17h30, on fait un petit tour dans la ville, voici quelques photos

Rémi avec un ‘i’ bordel, c’est quoi ce ‘y’ ? Henry avec Y et Rémi avec I Didjou!! 🙂

On remarque aussi des déviations et des policiers un peu partout, on comprend pourquoi : le pape Léon XIV est attendu à Metz le 28 septembre pour la journée, et apparemment on prépare déjà sa venue autour de la cathédrale.

Pas Xiv, mais XIV, 14 en chiffres romains !! M’enfin Rémi !

Oui, et ça dure depuis quelques siècles cette histoire de papes… donc là c’est le 14ème Léon, on a eu Jean Paul 2, Benoît 16, François et maintenant Léon 14

–gros soupir– Oui, c’est ça Rémi,

Je ne sais pas, en tout cas, pas nous, on ne sera plus là et on s’en b.l.c. (comme dirait KDB). Allez, revenons à nos moutons, donc, la ville : on n’en attendait franchement pas grand-chose, et c’est peut-être pour ça qu’elle nous a plu. Le centre est resté très médiéval, un enchevêtrement de ruelles tortueuses où l’on se perd volontiers, avec des petits commerces improbables : friperies, relieurs, encadreurs, épiceries orientales. On avance sans but, on tourne au hasard, et on finit tranquillement par déboucher près de la fameuse cathédrale, où quelques terrasses nous attendaient…

Après un petit apéro sur une terrasse, on s’arrête finalement chez Cerise, un bar à cocktails/resto, et hop, encore un cocktail, et au menu des pinchos et 2 petits burgers Texas. On ne s’attendait pas à autant de trucs, et c’était super bon :

On revient ensuite à l’hôtel, Nath est un peu pompette et ne tardera pas à tomber dans les bras de Morphée pendant que je rédige ce premier article…

Bon on va aller faire dodo les enfants ! Moi aussi je sens que Morphée vient me chercher ! Il est l’heure ! A demain !

Des Messins, Rémi! Les habitants de Metz, sont des Messins ! Allez va dormir au lieu d’essayer de faire des jeux de mots pourris !

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Ecosse 2026 – Day 12

Bon, grasse mat’, grasse mat’, bof bof, je suis réveillé vers 6h45, trop de lumière dans la chambre… Alors ce matin, on se fait (Nath et moi) un petit dej bien copieux et typiquement écossais: oeufs brouillés, bacon, black pudding, square sausage….

Oui, c’est de la chair à saucisse pressée en forme de carré et découpée en tranches. Et le black pudding, c’est du boudin noir à base de sang de porc, d’avoine et d’épices, coupé en tranches et grillé. Et bien c’est super bon ! J’ai adoré, Nath est moins fan du black pudding

On quitte la maison vers 9h, direction le sud. J’aime bien les panneaux de signalisation sur l’autoroute

L’itinéraire du jour :

On arrive vers 11h à Wigtown

Pffff Rémi ! Alors, pourquoi Wigtown, et bien parce que c’est la ville d’Ecosse avec le plus de librairies ! Et qui dit librairies dit Coco !!

Coco est aux anges, et hop, 3 livres en + à caser dans les valises pour le retour…

On mange un petit bout dans la voiture, et on se rend à la Galloway Distillery à une dizaine de km de Wigtown, parce que aller en Ecosse et ne pas visiter de distillerie, ça n’a pas de sens !

Et maintenant je comprends pourquoi il fallait faire cette distillerie bien précise !

Et évidemment, les filles sont toutes folles, ‘Et tu crois qu’on va voir Jamie? Et Jamie par ci, par là’… pfff, je ne vois pas du tout ce qu’on lui trouve personnellement

Merci de me soutenir Rémi

Après une petite visite de la distillerie, on a droit à une dégustation des différents ‘spirits’ distillés sur place (donc vodka, gin, et whisky)… Et comme je suis le driver, j’ai mon petit doggy bag 😄

C’était bien sympathique cette visite, bon, j’ai quand même gouté un peu tout sur place puisque Coco n’est pas très fan de ce genre de boisson… Et ensuite retour à la maison, par un autre chemin, sinon c’est pas drôle

Et en revenant à la maison, on est passé par une ville dont le nom est Penpont, elle est pour toi celle là Rémi

Au menu ce soir, des pâtes au saumon, simple, efficace, et quelque part approprié pour finir un voyage écossais. Le saumon, c’est l’Écosse aussi. Il ne reste plus qu’à faire nos bagages pour le retour demain, en espérant que tout rentre dans les valises

Voilà, c’est tout pour cette fois. Douze jours, des centaines de kilomètres de single-track roads, des châteaux en ruines, des lochs noirs, une île magique, des dauphins qu’on n’a pas vus, un monstre qu’on n’a pas trouvé, du whisky qu’on a quand même bu, et un soleil qui nous a accompagnés bien plus qu’on n’avait le droit d’espérer en Écosse.

Merci de nous avoir suivis. On espère que vous avez aimé voyager avec nous ! Tìoraidh an-dràsta ! –> ‘Au revoir / A bientôt’ en gaélique écossais

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Ecosse 2026 – Day 11

Elle est bizarre cette maison, il y a 5 pièces de taille équivalente : 2 chambres, une salle de bain, une cuisine, un salon et c’est tout, donc pas de salle à manger, mais tu as une table pliante que tu peux mettre dans le salon, et tu trouves des chaises dans les chambres…. Mais évidemment quand la table est mise dans le salon, quand tu es dans le fauteuil t’as une table haute devant toi…Bref, pas très ergonomique tout ça, mais bon j’arrête de faire mon décorateur d’intérieur, on n’est pas là pour ça… Ce matin, direction Glasgow. On dépose d’abord la voiture à un Park & Ride près de la station de métro de Kelvinbridge, et c’est parti.

Il est marrant ce métro. Une seule ligne circulaire, qui tourne en boucle dans les deux sens autour du centre-ville, pas de correspondances, pas de complexité, on monte, on tourne, on descend. Les rames sont toutes petites, les tunnels étroits, les quais minuscules.

On commence notre tour par The Mackintosh Tearoom ou Mackintosh at the Willow

Mais en fait non, ça n’ouvre qu’à 10h et il n’est que 9h15… Et malheureusement pour moi, on est en plein milieu d’une rue commerçante avec un Primark, un Boots, un Waterstones, … donc les filles sont toutes folles… Moi je reste sagement sur un banc à les attendre. Il est 10h, on peut enfin faire la petite expo qui nous présente ce fameux Mackintosh et on se fait, dans la foulée, un petit plaisir avec du thé et une pâtisserie…

Mwouais, un peu trop tiré par les cheveux celle là Rémi. Ils sont doués ces écossais avec les pâtisseries. On sort de là vers 11h30, et on prend la direction de la cathédrale de Glasgow

Et c’est une cathédrale à 2 étages !

Oui Rémi, c’est exactement ça, tu as la Upper Church et la Lower Church, 2 églises dans un seul bâtiment. Elle est impressionnante, cette cathédrale.

Et ce qui est encore plus impressionnant est le cimetière derrière cette cathédrale, le Necropolis

Le ciel est gris, et ça va plutôt bien à l’atmosphère de l’endroit, c’est à la fois grandiose et étrangement paisible. Ca ressemble plus à un musée de plein air qu’à un cimetière ordinaire.

On revient ensuite sur nos pas pour reprendre le métro dans l’autre direction pour passer l’après-midi dans le quartier West End

L’entrée de l’université

Et donc on se dirige vers l’université et le Hunterian Museum et on s’attarde sur la Mackintosh house

Oui, pour la petite anecdote, on s’était dit hier, en préparant cette journée, qu’on allait visiter la Mackintosh House et Nath me sort en début d’aprèm : ‘Et la Mac Donald House, on y va quand?’ Je me suis dit, euh, Nath veut aller au McDo… Non, ce n’est pas normal…😄

Alors, ça ressemble à de l’Art Nouveau mais sans en être, car c’est plutôt géométrique alors que chez Horta on retrouve beaucoup de courbes… Mais franchement, c’était très impressionnant.

Il y a également une autre expo dans le Hunterian Museum, des tableaux, et les filles restent en admiration sur certains d’entre eux…

On continue la balade dans le West End. Il est 15h, les estomacs commencent à se manifester, on s’arrête pour un bagel, histoire de tenir le coup.

Puis on repart sur Byres Road et Ashton Lane, entre boutiques et vitrines. Coco s’en donne à cœur joie côté vêtements : Où va-t-on mettre tout ça dans les valises pour le retour ?

Mwouais, pas si mauvaise cette idée, on la retient ! On reprend enfin le métro pour revenir à notre point de départ avant de retourner dans notre maison. On est unanimement épuisés. La journée était belle mais chargée. Au menu du soir : apéro gin tonic d’abord, le gin ne va pas se finir tout seul et on part samedi 😄, avec des petites ailes de poulet bien hot & spicy. Et ensuite steaks, beans, roquette.

Allez, demain on fait une petite grasse mat’, tout le monde en a besoin ! Bonne nuit !

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Ecosse 2026 – Day 10

Jour 10, on quitte notre logement à Lochcarron pour se diriger vers le sud, étape de transition aujourd’hui, donc on roule pas mal (environ 5h), les paysages sont très beaux, le soleil est tjs avec nous, on ne se plaint pas, voici l’itinéraire :

On passe par Fort William

Oui Rémi, bien sûr, on déjeune un peu après Glencoe sur une aire de repos, avec ce qu’il nous reste, en gros, des morceaux de poulet froid, du jambon, des babybels, des tomates cerises, des raisins, un donut… Un vrai festin de rois

Pas grand chose à raconter, à part que la route est belle, on arrive vers Glasgow, Nath veut absolument trouver un Marks & Spencer pour faire des courses, et elle m’envoie en plein centre de Glasgow, dans les embouteillages… Finalement on trouve un Morrisons

Oui, C’est ça Rémi, tu es d’une grande aide aujourd’hui, on fait donc le plein de victuailles pour les 2 prochains jours. On arrive dans notre logement, une petite maison un peu isolée au bout d’un chemin de terre… Au début, le gps nous avait envoyé à quelques centaines de mètres à côté dans un temple hindou :

Oulà, il devient philosophe le petit Rémi ! Evidemment, comme ça ne correspondait pas aux photos du Airbnb, on s’est vite dit que ce n’était pas là… On finit par trouver la maison. Ce soir c’est spécial : c’est l’anniversaire de Coco. On cherche un restaurant pas trop loin et on tombe sur La Vigna à Lanark, à quelques kilomètres.

Le décor est un peu vieillot, figé dans une certaine idée de l’Italie des années 80, nappes en lin, lumières tamisées, service à l’ancienne. La cuisine est traditionnelle, généreuse, bien faite : carpaccio, spaghetti alle vongole, raviolis au canard, strozzapreti aux saucisses italiennes. Le tout arrosé d’un vin au nom particulièrement bien choisi pour la circonstance : le Montecoco. Coïncidence ? On ne pense pas.

Allez, Rémi, on va aller se coucher hein. Donc petite journée pour le blog aujourd’hui, demain, on devrait avoir plus de trucs à raconter, on passe la journée à Glasgow

Garde tout ça pour demain Claudia, tu auras plein de choses à nous raconter. Bonne nuit les amis !

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