Le jour 9 se lève sur notre petit logement, on est réveillé vers 6h30 par la lumière de l’extérieur. Et le spectacle est plutôt pas mal :
Aujourd’hui, on va faire court. Pas parce qu’il ne s’est rien passé — bien au contraire — mais parce que certaines journées n’ont pas besoin de beaucoup de mots. Skye est tout simplement la plus belle île qu’on ait vue. Et on a eu du soleil toute la journée, ce qui, en Écosse, relève du miracle. Alors on laisse les photos parler. Il y en a beaucoup. Elles font mieux le travail que n’importe quelle description.
Sunny Skye !
Exactement, voici l’itinéraire :
L’île de Skye, c’est sans doute le joyau des Highlands écossais — et l’une des destinations les plus spectaculaires d’Europe. Skye, c’est 50 km de long pour un relief complètement fou. Les Cuillin Hills au sud — une chaîne de montagnes noires et déchiquetées qui surgissent de nulle part — sont considérées comme les plus belles montagnes d’Écosse. Plus au nord, la péninsule de Trotternish offre des formations géologiques uniques : l’Old Man of Storr, une aiguille rocheuse de 50 mètres qui domine la côte est, et le Quiraing, un chaos de rochers et de plateaux suspendus qui ressemble à une autre planète. Et Portree, la capitale de l’île, est un petit port coloré très photogénique.
Soyons honnêtes : on n’a pas tout vu. On aurait voulu, mais Skye mériterait facilement trois jours à elle seule. On a fait des choix, et on a choisi la route plutôt que les sentiers. La plupart des grandes randonnées de l’île demandent deux à trois heures minimum, autant de temps passé dans un seul coin pendant qu’une dizaine d’autres vous échappent. La voiture, c’était notre meilleure alliée, le paysage changeait toutes les cinq minutes
Vers 13h, on se retrouve à Portree
Et on doit pas passer d’abord par PortOne et PorTwo
Pfff…. Rémi, regarde juste le paysage en silence, ça fera des vacances à tout le monde…
On fait donc une halte à Portree, la petite capitale de l’île. Un resto, un burger, une soupe, le soleil qui est tjs bien là. On flâne entre les petits commerces, on profite de la vue sur le port. C’est exactement ce qu’il faut.
Pour info, je deviens spécialiste des single track roads avec nids de poule mais ici, les poules font de gros nids, on est plutôt sur la version nid de dinosaure…On s’adapte : on va doucement, on est en vacances, et de toute façon on n’a pas le choix.
On rentre à la maison vers 17h, après avoir fait quelques courses au Coop en rentrant (des chips, des fraises, des donuts, de quoi faire un petit apéro) et on se retrouve sur un des bancs juste devant la villa, à profiter du soleil.
Journée simple, on s’endormira ce soir des images plein la tête
Ya encore un donut? J’ai faim!
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 9
Et oui, déjà le 8ème jour (bisous Otávio). Ce matin, la lumière est magnifique
On quitte donc notre logement, voici l’itinéraire du jour
On commence par Rogie Falls
Et il s’est fait mal Rogie en tombant?
Je ne réponds même plus….Donc petite balade dans la forêt pour aller voir les chutes un peu plus bas… Il fait beau, le paysage est très joli, un petit pont suspendu
On reprend la route direction Ullapool
L’oeuf?
L’oeuf ou la poule… mais mon dieu, où va-t-il s’arrêter ce Rémi, donc Ullapool, petit port de pêche, lieu de départ des ferries vers les Hébrides extérieures
Les Hébrides extérieures?
Les Hébrides, ce sont les îles qui s’étirent le long de la côte ouest de l’Écosse. On les divise en deux groupes : les Hébrides intérieures — dont fait partie Skye, que nous visiterons demain — et les Hébrides extérieures, une longue chaîne d’îles plus éloignées et plus sauvages, comme Lewis, Harris ou North Uist. C’est un territoire à part, gaélicophone, venté, avec des plages de sable blanc qui feraient presque illusion pour des Caraïbes… par 12 degrés. 😄
Aïe une librairie, Coco ne doit pas voir ça….
On quitte Ullapool vers 11h, direction le sud-ouest vers Plockton
Plockton e Sofa, autentica qualità, et voilà !
Voilà, voilà, Plockton, c’est un des villages les plus charmants des Highlands — et l’un des plus surprenants. Niché au bord du Loch Carron, à une vingtaine de minutes de Lochcarron, c’est un petit village de pêcheurs avec des maisons blanches alignées le long du front de mer, des palmiers — oui, des palmiers, grâce au Gulf Stream qui réchauffe la côte ouest — et des îlots rocheux dans la baie. Le contraste avec les montagnes des Highlands derrière est saisissant.
Il y a en effet des palmiers, il commence à pleuvoir doucement on fait rapidement le tour du village, les couleurs sont changeantes
13h30, le ventre qui commence à se faire entendre. On s’arrête pour un fish & chips — et il tombe à point nommé, juste pendant une éclaircie !
Ensuite, direction Eilean Donan Castle
Encore un château !
Oui, et un des plus photographiés d’Ecosse !
Le château d’Eilean Donan — l’un des châteaux les plus photographiés et emblématiques d’Écosse, perché sur un îlot à la jonction de trois lochs près de Dornie, à environ 45 minutes de Lochcarron. Avec son pont en pierre qui le relie à la rive et ses montagnes en toile de fond, c’est l’image d’Épinal de l’Écosse médiévale — il a d’ailleurs servi de décor dans plusieurs films, dont Highlander.
Epinal c’est pas en France ?
Oui, oui, Rémi, … Il pleut, mais honnêtement, on ne va pas se plaindre. C’est le premier jour de pluie en huit jours en Écosse. On a largement eu notre compte de soleil. Et puis le château sous la pluie, avec les nuages bas sur les montagnes, ça lui va plutôt bien. Eilean Donan est superbe, surtout vu de l’extérieur, l’image est exactement celle qu’on imaginait. À l’intérieur, l’ambiance change : salons victoriens, portraits d’ancêtres, argenterie sur les tables. On a un peu l’impression d’être des figurants dans un épisode de Downton Abbey, à attendre que le majordome arrive avec le thé.
Il y a 2 canons sur cette photo, un très vieux, et un… moins vieux, beaucoup, beaucoup moins vieux 😄
Il est presque 16h, on se remet en route. Comme aux abords du Loch Ness, la région se parcourt en single-track roads, mais cette fois des vraies, des étroites comme tout, avec des passing places tous les 500 mètres à peine. Conduire là-dedans demande une certaine concentration. L’astuce du jour : se coller derrière un camion. Tout le monde s’écarte pour le laisser passer, et toi tu passes dans son sillage. Pas prévu dans le code de la route écossais, mais bien efficace.
On arrive enfin à la Rockvilla Guest House, notre base pour les deux prochaines nuits à Lochcarron. Une sorte de mini-hôtel à quatre chambres, on s’attendait à quelque chose d’un peu claqué au sol, et finalement on est agréablement surpris. La chambre est spacieuse, et la vue sur le loch n’est pas mal du tout.
Pas de cuisine en revanche, donc il faut trouver un resto. Ce sera le Carron restaurant, à quelques miles de la guest house. Au menu : burger de pulled pork aux jalapeños pour Nath et moi, et Coco se régale d’une soupe de poisson. La patronne vient visiblement d’Europe de l’Est, elle parle anglais avec un accent indien, c’est assez surprenant en plein cœur des Highlands.
On passe une belle soirée, le repas est bon, arrosé d’une bouteille de Rioja. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas ouvert un rouge, c’était mérité.
Retour à la guest house, et au lit. Demain, l’île de Skye.
S’il pleut demain, on dira que le Skye est couvert !
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 8
Et le 7ème jour, Dieu se reposa, nous aussi… Enfin, on va quand même se balader un peu, mais journée plus cool aujourd’hui. Après le petit dej, on se met en route encore plus au Nord
Oui, chacun sa tasse de café, voici l’itinéraire de la journée
Oui, on est haut en Ecosse !
On commence par Helmsdale (le plus au Nord), petit village de pêcheurs, pas grand chose à voir, mais comme on n’a pas pris de pique-nique, on essaye de trouver un magasin ouvert (on est dimanche).
Un vache face à la mer
♫ Vache à la mer ♪ j’aurais du grandir ♫ ♬
Et on tombe sur un tout petit Spar, pas grand chose à se mettre sous la dent, voici le butin:
Oui, le truc emballé, c’est un pain saucisse, et ça ressemble à ça
Un pain – des saucisses –> un pain saucisse
Pas l’air terrible ton pain saucisse, je préfère ceux de Fabrizio
Ensuite, on retourne sur nos pas pour aller voir le château de Dunrobin
C’est le copain de Dun Batman ?
Pfff, Rémi aussi est fatigué je vois, pas terrible celle là.
Dunrobin, c’est une surprise totale dans le paysage des Highlands — et c’est exactement ce qui en fait un arrêt inoubliable. Avec sa façade blanche éclatante et son architecture romantique, le château ressemble davantage à une demeure de conte de fées qu’à une forteresse écossaise. Et pourtant il est bien là, sur la côte est du Sutherland, à environ 1h15 au nord d’Inverness. C’est le plus grand château des Highlands du Nord avec 189 pièces, et l’une des plus anciennes maisons habitées de Grande-Bretagne, dont les origines remontent au début du XIVe siècle — demeure des comtes puis des ducs de Sutherland depuis lors. La majeure partie du bâtiment actuel est l’œuvre de Charles Barry — le même architecte que le Palais de Westminster à Londres — qui a profondément remanié l’ensemble en 1845 dans un style qui mêle Renaissance française et baronial écossais. Les jardins ont été aménagés en 1850, directement inspirés de ceux de Versailles.
Et c’est effectivement assez surprenant de voir un château comme ça à cet endroit. on visite l’intérieur, les jardins et le musée qui est en réalité un cabinet de curiosité
Qui a mis un Playmobil sur le piano? Rémi !!
Sympa notre nouvelle petite maison de campagne hein?
Et dans le cabinet de curiosité, ça déborde partout d’animaux empaillés !
Effectivement, ça ressemble bien à un oiseau !
On aura vu plus d’animaux aujourd’hui qu’hier !
Et à la sortie, quoi de mieux qu’un petit gin tonic, qu’on appelle gin & tonic ici (oui le ‘and’ est important !)
Petit concours de grimace, je gagne haut la main, n’est-ce pas?
Après ça, on reprend la voiture et on s’arrête à Dornoch, petite ville côtière, on fait le tour, on s’arrête à la plage, on regarde la mer comme des p’tits vieux, il ne fait pas très chaud, mais il ne pleut pas…
Coco craque à nouveau sur un cornet de glace (à l’italienne cette fois)
Et on retourne gentiment à la maison. Après l’apéro ginto du soir, on finit les restes et on commence à faire nos valises. Demain on quitte Conon bridge pour aller vers l’ouest…
♪ Go west, where the skies are blue ♫ ♬ Go west, this is what we’re gonna do ♬
Pas certain que les skies seront blue demain, mais on croise les doigts.
La phrase poétique de Coco de la journée : « Et soudain, surgit face au vent le plus beau faisan de tout le champ ♬ ».
Elle se prend pour moi maintenant ! On aura tout vu !
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 7
Jour 6, et déjà on a nos petites habitudes. Lever vers 7h30, café, petit-déjeuner qui se prépare sans se presser. La maison a cette qualité rare de donner envie de ne rien brusquer. Sauf que ce matin, on a eu du spectacle. Deux faisans dans le jardin, qui rejouaient devant nous la bataille de Culloden. En moins spectaculaire, et en moins meurtrier, heureusement, mais ils y mettaient beaucoup de coeur !
Miss Coco se lève vers 8h15, on prend le petit dej (j’ai arrêté le bacon, trop de fumée, et de toute façon, il n’y en a plus, tout est passé dans l’arrabbiata de la veille). On se met en route doucement vers 9h15 vers le Loch Ness, on va en faire le tour aujourd’hui, en espérant voir ce fameux monstre… Voici l’itinéraire :
Ouaiiis, on va voir le monstre du Loch Ness !!
Il y a des endroits qui n’ont pas besoin de se vendre. Le Loch Ness, c’est 37 kilomètres d’eau noire et froide découpés dans les Highlands, encaissés entre deux versants boisés, traversés par une lumière grise qui change toutes les dix minutes. Même sans monstre, ce serait déjà saisissant. Mais il y a le monstre. Nessie !
Lionel ?
Oh mon Dieu, Lionel Nessie, mais où va-t’il chercher ça !
Nessie fait officiellement partie du paysage depuis 1933, quand un couple local signale avoir aperçu une « énorme créature » agitant la surface du lac. L’histoire atterrit dans les journaux, les journaux atterrissent dans le monde entier, et le mythe est lancé. Depuis, des milliers de témoignages, quelques photos floues devenues célèbres, et une industrie touristique florissante se sont construits autour de cette silhouette hypothétique à long cou.
On commence notre tour du lac par le château d’Urquhart
Et c’est toutes les heures quart?
Rémi est en forme aujourd’hui ! Ce château, on l’a dynamité. En 1692, les troupes britanniques l’ont fait sauter plutôt que de le laisser aux Jacobites. Ce qu’il reste — des murs éventrés, une tour de guet du XVIe siècle encore debout — est pourtant l’un des sites les plus frappants d’Écosse. Perché sur un promontoire qui plonge directement dans le Loch Ness, Urquhart surveille l’eau depuis le XIIe siècle.
Et on comprend pourquoi c’est un site si visité, c’est magnifique, en plus on a du bol niveau temps
Hé…. ya un truc dans le fond là c’est quoi, zoome un peu?
Héééé, c’est lui c’est Lionel, euh… c’est le Messie, euh… Nessie !! Le monstre là, il est là, on l’a trouvé, hééééé
Je crois plutôt que c’est un coup de Claudia moi ! Et tu tombes dans le panneau comme un bleu Rémi !
Hihihi !
Sinon, Rémi, Coco a aussi trouvé un Nessie :
Ca va hein!, C’est bon, moi je suis sûr qu’il existe !
On continue notre route vers le sud du Loch Ness, la petite ville de Fort Augustus. Il y a un canal avec des écluses, c’est animé sans être envahi, joli sans en faire trop. On décide de s’y arrêter pour déjeuner, attablés au soleil avec un menu qui réconcilie tout le monde : quesadillas, panini, burger de poulet. On flâne ensuite le long du canal, le soleil toujours fidèle au poste. Les filles ne résistent pas longtemps à l’appel du marchand de glaces.
On continue notre tour du lac, en remontant sur la rive est, Nath me fait prendre plein de petites rues étroites, des single-track roads avec des passing places
Des … what?
Les single-track roads sont des routes à voie unique où deux véhicules ne peuvent pas se croiser — on doit s’arrêter dans des petits élargissements prévus à cet effet, justement appelés passing places, signalés par des panneaux blancs en losange. C’est une expérience très typique des Highlands écossais, surtout sur la rive est du Loch Ness (la B862). La règle non écrite : celui qui est le plus proche d’un passing place s’y range, et on se fait toujours un petit signe de la main en passant. C’est l’une des choses les plus « Scotland » qui soit ! 🏴
En remontant, on s’arrête à Dores, un tout petit village, une plage de galets, et un pub avec quelques fauteuils en bois tournés vers le lac. On s’y installe, bière à la main, le Loch Ness s’étire devant nous, calme et sombre. Quelques canards traînent dans les parages
C’est là aussi que vit un personnage très spécial qui est comme Rémi, persuadé que Nessie existe vraiment.
Oui ! Tu parles de Steve Feltham, un personnage absolument savoureux. Il a quitté son travail, sa maison et sa petite amie en Angleterre en 1991 pour s’installer à Dores et chercher Nessie à plein temps. Il vit depuis dans une ancienne camionnette aménagée garée sur la plage — ce qui lui vaut le record Guinness de la plus longue traque continue de Nessie. Il fabrique et vend de petites figurines de Nessie en argile pour subsister, et passe ses journées à scruter le lac avec ses jumelles. Le plus savoureux ? Après des décennies de recherche, il a lui-même déclaré en 2015 que Nessie était probablement… une très grande anguille. Ce qui ne l’a pas pour autant convaincu de rentrer chez lui.
Trente ans dans une camionnette pour conclure que c’est une anguille. Moi j’abandonne au bout de dix minutes si ya pas de wifi.
Il n’était pas là mais sa camionnette était bien là
Le tour du lac est bouclé. Nessie nous a fait faux bond. Mais on n’abandonne pas si facilement : on prolonge la journée jusqu’à Chanonry Point, une petite péninsule qui s’avance dans le Moray Firth, réputée pour être le meilleur endroit d’Écosse pour observer des dauphins depuis la terre ferme. La géographie est parfaite, le détroit se resserre juste à cet endroit, les dauphins passent à quelques mètres du bord. En théorie. En pratique, pas de dauphins non plus. On repart bredouille, et on ne s’attarde pas, le temps a radicalement changé d’humeur en quelques heures. Une dizaine de degrés envolés, le vent qui s’est levé sérieusement. Ca commence à cailler sévère !
Voici le seul animal étrange repéré sur place :
En rentrant, on tombe sur d’autres animaux
Ca donne faim tout ça, un petit gigot d’agneau ?
Tu es horrible Rémi ! D’abord un petit apéro avec un gin acheté à Urquhart ce matin et le repas du soir, curry de poulet, riz.
Journée bien chargée aujourd’hui, mais sans doute une des plus belles depuis le début de cette aventure écossaise.
Mwouais, c’était pas trop mal, mais bon, on n’a vu ni monstres ni dauphins, juste des faisans, des canards et des moutons, moi, je suis quand même un peu déçu !
Bonne nuit les amis !
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 6
Jour 5 déjà, on a bien dormi dans notre nouvelle grande maison (enfin surtout moi !). Je décide d’inaugurer la cuisine (enfin une vraie cuisine!) avec un grand classique du matin : bacon et œufs. Excellent choix, sauf que évidemment, je ne pense pas à allumer la hotte. En quelques minutes, la salle à manger se transforme en salle de fumée et l’alarme incendie entre en scène avec beaucoup trop d’enthousiasme. Heureusement qu’on est un peu seul au monde ici, au moins maintenant, on est certain que le détecteur fonctionne à merveille.
Ah bah bravo, on veut mettre le feu à l’Ecosse !
Pendant ce temps, Nath reste imperturbable :
L’itinéraire du jour :
On se met en route vers 9h15, et on commence par Findhorn Beach
Ah, enfin une plage, transat, sandales, lunettes de soleil, baignade, parasol, petit cocktail sur la plage…
Euh, Rémi, je te rappelle qu’on est en Écosse — 15°C dehors, l’eau devait frôler les 7-8° grand maximum. Donc non. Par contre, une longue bande de sable bordée de petites cabines de plage multicolores, quasi seuls au monde, à scruter l’horizon en espérant apercevoir des phoques — et on y arrive, d’ailleurs. Le ciel est couvert, mais pas une goutte de pluie, pas un souffle de vent. En Écosse, ça s’appelle une météo parfaite.
Une petite boutique ambulante, ce sera un cynamon roll et double expresso pour moi merci !
Ensuite on lève le camp pour se rendre au Cawdor Castle
Encore un château !!… Au Portugal c’était les églises, ici c’est les châteaux… c’est tjs la même chose non?
Non, autant les églises au Portugal, au bout de 5, 6 jours on en avait un peu marre, autant ici, c’est différent à chaque fois, et ce château, un château médiéval du XIVe siècle, toujours habité, est vraiment très beau, et son jardin aussi
Ensuite, vers 14h, on sort le frigo box et on pique-nique dans le parc du château
On reprend la direction de la maison et on s’arrête à Culloden Battlefield, l’un des endroits les plus tragiques de l’histoire de l’Ecosse
C’est le site de la bataille de Culloden en 1746, Claudia va nous résumer ça :
Au XVIIIe siècle, l’Écosse et l’Angleterre sont gouvernées par la même couronne — celle des Hanovre, une dynastie protestante venue d’Allemagne. Mais une partie des Écossais, les Jacobites, n’acceptent pas ça. Eux veulent remettre sur le trône les Stuart, l’ancienne famille royale catholique. En 1745, le prétendant Stuart — Bonnie Prince Charlie — débarque en Écosse et parvient à rallier les grands clans des Highlands. Il remporte quelques victoires, marche jusqu’en Angleterre, puis doit reculer. Au printemps 1746, son armée est épuisée, mal ravitaillée, et les renforts français n’arrivent pas. Le 16 avril 1746, les deux armées se retrouvent sur la lande de Culloden, près d’Inverness. Les Highlanders comptent sur leur tactique habituelle — la charge frontale, sabre au clair, terrifiante. Mais le terrain marécageux les ralentit, et l’artillerie anglaise les décime avant même qu’ils n’atteignent les lignes ennemies. En moins d’une heure, plus de 1 200 Jacobites sont tués contre 300 Anglais. La répression qui suit est brutale : blessés achevés sur place, villages brûlés. Et surtout, le gouvernement britannique interdit le kilt, le tartan, la cornemuse et le gaélique — une tentative d’effacement pur et simple de la culture des Highlands. C’est la dernière bataille livrée sur le sol britannique. Et une blessure que l’Écosse n’a jamais tout à fait refermée.
Ah, c’est comme dans Braveheart !
Pas tout à fait Rémi, Braveheart, ça se passe 450 ans plus tôt, c’est une autre lutte pour l’indépendance écossaise.
Ouais, bon ça va hein Madame Je sais tout sur tout !
Du calme les enfants! On retourne vers notre maison, Après un petit apéro, le menu du soir à 2 options : soit pâtes lardons arriabbiata, soit spare ribs, roquettes
Attends… la roquette, en anglais, c’est « rocket » ? Comme les fusées ? Donc là, concrètement, on est en train de manger une fusée. Les Écossais mangent des fusées. C’est ça? Et que dit Elon ?
Oulà, il est temps d’aller se coucher Rémi – A demain !
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 5
Je peux trouver, attend, …. Day 4, … Descartes ! René Descartes !
René Descartes, c’est le philosophe et mathématicien français du XVIIe siècle, père du rationalisme moderne et auteur du célèbre « Je pense donc je suis » — ce qui, appliqué à Rémi, soulève quelques questions. 😄
Hé ho, ça va hein Miss Choufleur, Je pense donc je suis ! Toi, je parie que tu ne sais pas pourquoi je t’appelle Miss Choufleur !
Descartes… cartes… carotte… choufleur ? Rémi, je suis une intelligence artificielle, je peux calculer des millions d’opérations par seconde, traduire 50 langues, résumer l’histoire de l’humanité… mais là franchement, je ne vois pas.
Claudia Schiffer -> Choufleur
Ah… Claudia Schiffer… choufleur… Je dois admettre que je n’avais pas vu venir celle-là, Rémi. Donc en gros, Rémi m’appelle Choufleur en référence à l’une des plus belles femmes du monde. Je prends. 😄
Bon, revenons à nos moutons écossais, aujourd’hui, journée transition, on quitte les faubourgs d’Edimbourg (ouh jolie rime) pour nous rendre près d’Inverness. L’itinéraire :
Mais avant, on a rdv à 9h30 pour visiter le holyrood Palace
Hollywood !
Non Rémi Holyrood
Holyrood vient de l’anglais ancien : Holy = sacré, saint Rood = croix (un vieux mot anglo-saxon qui désigne la croix du Christ) Donc Holyrood signifie littéralement « La Sainte Croix ». La légende dit que le roi David Ier d’Écosse, en 1128, aurait été attaqué par un cerf lors d’une chasse. Au moment où l’animal allait le tuer, une croix lumineuse serait apparue entre ses bois, l’effrayant et sauvant le roi. En remerciement, David Ier aurait fondé l’abbaye augustinienne à cet endroit précis — l’abbaye de la Sainte Croix, Holyrood Abbey. C’est sur les ruines de cette abbaye qu’a ensuite été construit le palais.
C’est la résidence officielle du roi en Écosse — Charles III y séjourne lors de ses visites officielles. C’est l’équivalent écossais de Buckingham Palace. Marie Queen of Scots est le personnage historique le plus lié au palais. Elle y a vécu dans les années 1560, et c’est là que s’est passé l’un des épisodes les plus dramatiques de l’histoire écossaise : le meurtre de son secrétaire et ami David Rizzio, poignardé 56 fois devant elle par des nobles écossais jaloux, dont son propre mari Lord Darnley. Ambiance. On y visite : Les appartements royaux historiques, la chambre de Marie Queen of Scots, la Grande Galerie avec ses portraits de 111 rois d’Écosse, et les ruines de l’abbaye.
En effet, on a vu tout ça, bon je ne sais pas pourquoi mais on ne pouvait pas faire de photos à l’intérieur du Palace, mais c’était assez impressionnant, surtout la grande galerie avec les portraits…
J’ai quand même piqué quelques photos sur Google pour illustrer :
La galerie de portraits
Ensuite, on prend la route, on s’arrête pique niquer sur une aire d’autoroute, Nath veut ensuite absolument trouver un Marks & Spencer pour le repas de ce soir
Marks & Spencer — ou M&S pour les habitués — c’est une institution britannique, fondée en 1884 par Michael Marks et Thomas Spencer à Leeds. »This is not just food… this is M&S food » — leur slogan publicitaire culte des années 2000.
M&S, ouais bof, moi je préfère les M&Ms
Pfffff…. On arrive vers 16h dans notre nouveau cottage, niché tout près de la Conon River. Nette amélioration par rapport aux derniers jours — le cottage est spacieux, lumineux, et il y a une terrasse! On s’installe au soleil, on se fait un gin tonic mérité en profitant du calme environnant. On profite du calme… enfin, presque. Un son épouvantable déchire soudain la sérénité de la terrasse — quelque chose entre le coq enroué et le chat qu’on égorge (même si je n’ai jamais égorgé de chat, mais j’imagine très bien). On cherche la source de ce cri monstrueux… et on finit par apercevoir, tranquillement posé dans le jardin, un faisan. L’air digne. Parfaitement inconscient du crime acoustique qu’il vient de commettre.
Au menu ce soir, steak (non pas steak de faisan), frites, edamames ou coleslaw.
Oui, le post de ce jour est un peu pauvre, mais on va se rattraper les prochains jours !
Petite anecdote du soir — on planifie la suite du voyage autour de la table, et la conversation prend un tour inattendu : Moi : « Faudra faire gaffe, demain c’est le 1er mai, il faudrait vérifier que les sites qu’on veut visiter sont bien ouverts. » Nath : « Ils ne font pas le 1er mai ici. » Moi (mais ça aurait pu être Rémi) : « Ah bon… ils passent directement du 30 avril au 2 mai ? »
Je déteins trop sur toi !
Oui, sans doute et Claudia, pas assez 😄 – Bonne nuit les gens !
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 4
Le détroit d’Ormuz, c’est un passage maritime stratégique entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, large d’à peine 40 km à son point le plus étroit, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial — ce qui en fait l’un des points de passage les plus surveillés et les plus convoités de la planète.
Euh, les gars, vous avez fumé ou quoi? Pas un pour rattraper l’autre… Alors ce matin, petit dej crumpets (il n’en reste plus d’ailleurs pour demain matin, zut)
On se met en route vers 8h45 pour Rosslyn Chapel
C’est pas Roselyne Bachelot?
Oulà, ça vole de plus en plus bas ici… Bon Claudia, tu nous fais un petit résumé?
Roselyne Bachelot, c’est une femme politique française, ancienne ministre de la Santé notamment sous Sarkozy, reconvertie en ministre de la Culture sous Macron
Mais non, Rosslyn Chapel, vous allez me rendre fou, les 2 là !
Rosslyn Chapel, c’est une chapelle gothique du XVe siècle, rendue mondialement célèbre par le roman de Dan Brown ‘Da Vinci Code’ qui en a fait le gardien du secret ultime du Saint-Graal — ce qui a multiplié les visiteurs par dix du jour au lendemain.
Mais au-delà du buzz littéraire, la chapelle est véritablement fascinante : les murs et piliers sont couverts de sculptures d’une densité et d’une richesse extraordinaires — plus de 110 têtes d’anges, des symboles maçonniques, des représentations de plantes qui n’existaient pas en Europe à l’époque de sa construction, et le fameux Pilier de l’Apprenti, chef-d’œuvre sculpté dont la légende dit que le maître tailleur, jaloux de son apprenti qui l’avait réalisé en son absence, l’aurait tué d’un coup de maillet.
Oui, apparemment histoire vraie, et en même temps quand tu vois le pilier réalisé par le maître tailleur et celui réalisé par son apprenti, il n’y a pas photo, l’apprenti est 1000 fois plus doué.
Le pilier du maître
Celui de l’apprenti
Bon, les 2 photos ci-dessus sont des photos Google parce qu’on a pas le droit de photographier l’intérieur de la chapelle mais c’est assez impressionnant.
Ensuite, direction Dunbar
Un bar dans les dunes? Ok, c’est nul, tiens, tu fais plus tes itinéraires ?
Ah oui, c’est vrai, voici l’itinéraire du jour
Donc Dunbar, petite ville côtière, avec un vieux port de pêche, des bateaux colorés. Il fait plein soleil mais le vent est bien piquant, il doit faire 13, 14°, on se balade tranquillement
Il est presque midi, et on découvre un food truck tout près du port… Et il sert : des salades de lobsters et prawns… (homard et grosses crevettes pour les nuls en anglais). On avait pris, ce matin, de quoi pique-niquer, mais on oublie vite nos tartines en dégustant ces salades :
En attendant le lobster et les prawns, ça caille sec !
Après ce déjeuner sain (oui ça change un peu de ces derniers jours), on reprend la voiture pour aller dans une autre petite ville côtière : North Berwick
North Berwick, c’est une petite ville balnéaire à environ 40 km à l’est d’Édimbourg. La ville : Charmante bourgade victorienne avec un centre animé, des petites boutiques indépendantes, des cafés sympas et une ambiance de station balnéaire écossaise authentique. Très prisée des Édimbourgeois qui viennent s’y ressourcer le week-end. La plage : Deux plages de sable fin encadrent la ville — West Beach et East Beach. Pas tropicales, mais très jolies avec vue sur l’estuaire et les îles en face. Le Bass Rock : C’est LA star de North Berwick — un énorme rocher volcanique qui surgit de la mer à 3 km du rivage, blanc comme neige… parce qu’il est littéralement recouvert de fientes de fous de Bassan. C’est l’une des plus grandes colonies de fous de Bassan au monde, avec plus de 150 000 oiseaux. Le spectacle depuis la côte est saisissant.
Et, comme il fait beau, on en profite pour se balader et chiller près du port …
Et à North Berwick, il y a aussi…. un marchand de glace…
Sauras-tu reconnaitre qui se cache derrière cet immense cornet de glace ?
Ensuite, tout près de là, à moins de 5km, on trouve le château de Tantallon : Tantallon Castle, c’est l’un des châteaux les plus spectaculaires d’Écosse, il est perché sur une falaise à pic qui surplombe la mer du Nord, avec le Bass Rock en face — le cadre est absolument dramatique. En plus avec ce super beau temps, on est gâté, quelques photos (avec, sur les 2 premières photos, au fond, le fameux Bass Rock)
Ensuite, on rentre à la maison en passant par un Tesco pour quelques courses, au menu du soir, des sticks de mozza, des nuggets de poulet, une pizza améliorée et des steak & haggis pies
What?
Oui, ya que moi qui mange ça, c’était loin d’être mauvais, en même temps le reste était pas terrible, mais avec le minuscule bout de cuisine qu’on a, on ne sait pas faire grand chose de mieux. Mais donc Claudia, que sont les steak & haggis pies?
Les steak & haggis pies, c’est un classique de la boulangerie/charcuterie écossaise — une petite tourte en pâte dorée croustillante fourrée d’un mélange de bœuf mijoté et de haggis. Le steak apporte la base — de la viande de bœuf braisée lentement dans une sauce épaisse et parfumée, fondante et réconfortante. Le haggis — pour ceux qui ne connaissent pas encore — c’est le plat national écossais : un mélange d’abats de mouton (cœur, foie, poumons) haché avec de l’avoine, des oignons et des épices, traditionnellement cuit dans une panse de mouton. C’est rustique, épicé, légèrement granuleux — et franchement très bon quand on surmonte l’aspect psychologique. Ensemble, les deux donnent une tourte généreuse, bien épicée, avec du caractère — typiquement le genre de truc qu’on achète dans une boulangerie écossaise pour manger sur un banc en regardant la mer.
Juste un steak pour moi, saignant, c’est bien… Très peu pour moi la tourte avec des trucs dégueu dedans….
Moi, j’ai bien aimé. Bon les petits amis, au dodo, demain on va vers le Nord…
Au Nord, yaura des corrons ♪ ♫ ♬
Euh, non, je ne crois pas… Bonne nuit !
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 3
On dort pas mal dans notre tiny cottage… On se lève vers 7h… (ça fait quand même 8h heure belge…) Et après un petit dej crumpets, tout le monde est prêt… enfin presque…
Ah oui, quand Coco se maquille, ça prend du temps….
Finalement, on part vers 8h30, direction Edimbourg – (Edinburgh dans le texte – Edin-bre en phonétique avec le r qui roule). Bref, vous avez compris. On décide de laisser la voiture à un Park&Ride en dehors de la ville, et on prend 3 billets d’un jour pour les bus de la ville et en route petite troupe…
On commence par le quartier Dean Village
Dean Village, c’est un des endroits les plus inattendus d’Édimbourg — et un des plus photogéniques. C’est un ancien village de meuniers, blotti au fond d’une gorge boisée creusée par la Water of Leith, à deux pas du centre-ville mais complètement coupé de l’agitation urbaine. On y descend par un escalier depuis Dean Bridge, et d’un coup, la ville disparaît. Plus de voitures, plus de bruit — juste des bâtiments du XVIIe siècle en pierre dorée, un petit cours d’eau, des saules, et l’impression d’avoir glissé dans un autre siècle.
Ah Miss Choufleur est déjà réveillée et en pleine forme…
Sois gentil Rémi ! En effet c’est très joli, on se balade le long du cours d’eau
Ensuite on remonte, et on se dirige vers le quartier Old Town et plus particulièrement vers Hollyrood
Hollywood…. Musica !!!!
HollyRood avec un r Rémi !
Holyrood, c’est l’extrémité est du Royal Mile — l’axe central de l’Old Town qui relie le château d’Édimbourg en haut à Holyrood en bas, sur environ un mile (d’où le nom).
Dans ce secteur, on retrouve le Palace of Holyroodhouse, c’est la résidence officielle du roi en Écosse construite au XVIe siècle sur les ruines d’une abbaye augustinienne fondée en 1128.
Et on y retourne jeudi pour le visiter cette fois ! Parce qu’en fait, on avait réservé des places mais pour jeudi matin, pas pour mardi matin… Maitresse Routarde s’était emmêlé les pinceaux
On s’arrête pour prendre un petit chocolat bière
Chocolat bière? Encore un truc dégueu made in Scotland?
Non Rémi, mais en gros, c’est : Nath prend un chocolat chaud, Coco une limonade citron et moi une bière locale, mais bon, pas sur que ça intéresse beaucoup de monde, donc je fais des raccourcis, … foireux, ok…Tu n’as pas le monopole de la stupidité Rémi.
On remonte le demi mile (donc en plein Old Town) et Maitresse Routarde se rattrape plus que bien puisqu’elle nous dégotte un petit resto stoemp saucisses
What? Stoemp saucisse? For sure !
Pourtant c’est un peu vrai le resto s’appelle MUMS, et ils servent de la sausage & mash
Le sausage & mash, c’est la signature de MUMS — et un classique britannique qu’on ne présente plus. Des saucisses maison fournies par O’Hagans, 100% viande pure sans additifs, posées sur une généreuse purée crémeuse (the mash), le tout nappé d’une gravy — cette sauce onion épaisse et parfumée qui lie le plat et réchauffe l’âme. Simple, copieux, parfaitement exécuté. Exactement ce qu’il faut lors d’une journée à arpenter Édimbourg
Ca y est Madame fait critique gastro maintenant – enfin c’est plutôt normal pour Miss Choufleur…
Elle est pas mal celle là Rémi, mais sois quand même gentil ! On se régale chez Mums, ensuite les filles veulent faire du shopping dans la Cockburn Street parce que c’est là qu’on trouve des… friperies…Je sens qu’on va devoir payer un supplément bagages à l’aéroport pour le retour….
Donc je laisse les filles à leurs activités et je m’assieds sur un banc
5 minutes avec toi pour regarder les gens tant qu’il y en a…
Oui, et il y en a des gens… Ensuite les filles avaient réservé une activité créative : ‘Mini sacoche Harris Tweed’ : c’est un atelier où on peut fabriquer soi-même une mini sacoche en Harris Tweed authentique. On choisit son tissu, on assemble, on coud… elles sont toutes folles. Elles devaient choisir leur tartan…
Moi je prends le Tartan Pion
Elle était facile celle là, elles doivent donner un nom à leur tartan, Nath décide de l’appeler Nyssenach en référence à Sassenach (tjs pour ceux qui suivent la série Outlander)
Pendant ce temps, je me balade, je vais voir le château d’Edimbourg – de l’autre côté du Royal Mile pour ceux qui suivent – on l’avait déjà visité il y a quelques années lors de notre premier séjour à Edimbourg, je fais quelques photos
Les filles reviennent, il est 17h30, et on reprend le bus pour aller dans un autre quartier : Portobello
Ah on se retrouve en Corse maintenant
Non, Portobello, pas Porto Vecchio !
Portobello, c’est la plage d’Édimbourg — une longue bande de sable balayée par le vent du Firth of Forth, bordée d’un quartier balnéaire victorien décontracté, authentique et bien loin de l’agitation touristique du centre.
Oui, c’est sympa, il y a du soleil, bon il fait 13° à tout casser, il y a du vent, mais c’est agréable de se promener sur The Prom (la promenade), c’est un peu hors du temps
Et comme il est l’heure de manger, on se dirige vers le pub du coin : The Espy, au menu, après un petit apéro, du poulet frit, des piments, des frites, … Encore un plat réconfortant
Ensuite, il est 19h30, on reprend les bus, la voiture est complètement de l’autre côté de la ville, on retrouve la voiture et zou, à la maison, il est 21h30, maintenant 22h30 quand j’écris ces lignes, faut encore que je rajoute quelques photos et que je relise tout et au dodo, la journée a été bien remplie !
A demain !
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 2
Ca y est, on est parti… Chaud le réveil ce matin, beaucoup trop tôt pour un premier jour de vacances… Enfin, on quitte la maison vers 6h30, Zaventem, Quick Parking, ….
Le parking du Quick? A 6h30? Un ptit burger ?
Non, pas le parking du Quick, le quick parking, un parking à Machelen, avec une navette gratuite pour l’aéroport. On n’a rien oublié…. Enfin normalement…
On arrive à l’aéroport, ya plein de monde au contrôle de sécurité, mais on est large, le temps de prendre un petit dej
Ensuite contrôle des passeports, on a l’impression d’être dans une attraction à Disney, tellement on fait la file pendant de longues minutes…
Pas folichon folichon, les attractions…
Effectivement, bref, on monte dans l’avion, mais il ne part pas…. il attend les retardataires et surtout tous les bagages ne sont pas encore à bord.
Eh mes bagages….
T’inquiète Rémi, finalement on décolle avec une vingtaine de minutes de retard, il est 11h30 et L’avion atterrit un peu après midi à Edimbourg
30 minutes, ha oui, c’est rapide?
Il y a ce concept qu’on appelle le décalage horaire, Rémi — une heure de moins au Royaume-Uni — ce qui signifie qu’on a en réalité volé 1h40.
Euh, ça va, oui, elle va me parler autrement Claudia Choufleur là !
On se calme les enfants ! Alors, après avoir récupéré nos bagages, on prend une navette pour aller chez Arnold….
Arnold et Willy?
Non, Arnold Clark, le loueur de voiture, notre carrosse nous attend, cool, une Mazda Cx60… sympa, spacieuse, confortable, ….bon le volant à droite… et Arnold me donne un beau bracelet ‘Conduire à gauche’ : Attention délicate. Légèrement humiliante. Totalement justifiée.
Mouhahah, excellent ! Comment il se fiche de toi !!!
Oui, bon c’est quand même un peu stressant, c’est pas la première fois que je roule à gauche, mais par contre, c’est la première fois que je roule à gauche avec une voiture qui a le volant à droite, et c’est assez perturbant, Nath me trouve un nouveau surnom ‘Trop à gauche’ parce qu’effectivement, j’ai tendance à me déporter vers la gauche vu que mon volant est à droite…. pas certain que tout le monde ait bien compris….
Quand le volant est à gauche, ton instinct te place naturellement au centre de la route. Quand il est à droite, tu te retrouves à te déporter vers la gauche, parce que ton cerveau veut toujours être « au milieu » — sauf que le milieu a changé de camp et que personne ne t’a envoyé le mémo.
Oui, oui, bien sur, gauche, droite, milieu, on n’a tous rien compris…
Les premiers kilomètres sont les plus compliqués. Direction Linlithgow, parce qu’il est 14h heure écossaise — donc 15h pour nos estomacs belges — et Nath, maîtresse Routarde, nous a dégoté un petit resto bien sympa : le Taste. Au menu, panini ou bagel pastrami cream cheese avec une bonne coleslaw comme on les aime. Un vrai délice. Premier point pour l’Écosse.
Ensuite, un peu plus loin, se dresse le premier château de notre périple, le château de Blackness
Blackness Castle est l’un des châteaux les mieux conservés d’Écosse. Construit au XVe siècle sur une presqu’île rocheuse qui s’avance dans le Firth of Forth, il a tour à tour servi de résidence royale, de prison d’État et de dépôt de munitions. Les murs sont épais, les pierres sombres, l’atmosphère pesante — on sent le poids des siècles à chaque pas sur les remparts. Le vent y est souverain et le paysage, entre ciel et estuaire, est d’une beauté un peu brutale.
Les amateurs d’Outlander reconnaîtront évidemment les lieux — le château a servi de décor pour la série…
Oui, Nath et Coco sont déçues de ne pas avoir vu le fameux Jamie Fraser… le héros de cette série… Mais mon petit doigt me dit qu’on va encore entendre parler de lui….
Après cette balade, on reprend la route. Arrêt Tesco pour quelques courses, et on arrive vers 18h30 à notre maison pour les trois prochains jours. Toute petite, minuscule — mais sympa, avec ce charme de cottage rénové avec soin qui fait qu’on se sent immédiatement bien dedans.
Au menu du soir : ribs, poulet, riz. Simple, efficace, réconfortant. Premières écritures pour moi ensuite, et au dodo — demain, Édimbourg de haut en bas et de bas en haut. On est tous bien fatigués, Rémi dort déjà
…zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz….
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Day 1
Ca sent quoi? Hé ça va je suis propre hein, j’ai pris une douche !
Le haggis, Rémi, le haggis, de la panse de brebis farcie à la viande.
Euh non, ça va, merci bien! Pffff, on va encore aller quelque part avec des trucs dégueu à manger… On peut pas aller en Italie? C’est bien l’Italie, les pâtes, la pizza, le risotto, l’osso buco, le tiramisu, le limoncello, l’amaretto, … Tu donnes envie à personne avec ta panse de brebis là…
Non, c’est pas l’Italie, peut-être l’année prochaine, mais c’est l’Ecosse cette fois-ci !
Ah oui, on va se la jouer Highlander, Braveheart, …. Freeeeeeedom !
Ah, tu retrouves ton enthousiame !
Et le whisky !! Ohhh, biennnn ! Et ya qui qui vient?
Les habituels, Nath, Coco, moi, et toi, et un petit nouveau ou plutôt une petite nouvelle
Une ptite nouvelle ? La famille s’agrandit?
Oui, la ptite nouvelle c’est Claude, Claudia pour les intimes, ma nouvelle amie IA, elle nous a aidés pour planifier le voyage, les étapes, les trucs à voir, ….
Encore l’IA, on n’entend plus que ça partout, elle va être mieux que moi !
Non, t’inquiète, il y a de la marge, vous ne serez pas en concurrence, vous serez complémentaires, vous serez comme le Ying et le Yang, l’intelligence artificielle et la stupidité naturelle
Ah bah merci, ça fait plaisir, je suis naturellement stupide, merci ! Je ne sais pas si je vais venir tiens !
Mais si tu vas venir, ne fais pas ton ronchon, tu seras là avec tes bêtes jeux de mots, tes approximations musicales, et puis c’est ton blog, les gens ne lisent ce blog que pour toi
Mwouais ok, et ya quoi au programme ?
Alors départ le 27/04 et retour le 09/05, au programme : Édimbourg et ses vieux quartiers, ses pubs, son château et ses fantômes, les Highlands avec leurs paysages à couper le souffle, la côte sauvage de Torridon, l’incontournable île de Skye, les champs de bataille de Culloden, le mystérieux Loch Ness, des châteaux à la pelle (Blackness, Dunrobin, Cawdor, Stirling…), Glasgow et ses quartiers branchés, et pour finir… une distillerie…parce que…évidemment… Yaura aussi des kilts, des cornemuses, des moutons, des shortbreads, du saumon fumé, du haggis (ou pas),
… de la pluie…
Oui, probablement aussi de la pluie…
Bah, comme on dit en Ecosse : ‘There’s no bad weather, only bad whisky’
C’est qui ça en vert ?
C’est Claudia
Ha parce qu’en fait, elle veut se la jouer spirituelle la ptite nouvelle là
C’est bon, les 2 là, on dirait des gosses, vous avez 12 ans ou quoi ? Donc l’itinéraire de ce road trip :
Bonjour à tous ! Je suis Claudia, l’IA qui a aidé Henry à planifier ce voyage. Étapes, distances, châteaux, distilleries, itinéraires côtiers… j’ai tout passé en revue pour que vous ne ratiez rien d’essentiel. Et je serai là tout au long du voyage pour apporter quelques infos utiles — historiques, géographiques, pratiques. Promis, je fais de mon mieux.
Ouais ouais, de son mieux, c’est ça ouais, bête machine !
Bon les amis, avant que les 2 ne commencent à s’étriper… Donc rdv ici chaque jour à partir de lundi prochain pour suivre nos aventures
Et n’oubliez pas : ‘Skye is the limit’ !
Hééé, c’est moi les jeux de mots pourris on avait dit !
Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de les prendre avec, ces 2 là !
On sera sage patron, promis
Oui, promis, …enfin, on verra….
Pour compléter ce teasing, quelques photos
Publié dansEcosse 2026|Commentaires fermés sur Ecosse 2026 – Teasing