Elle est bizarre cette maison, il y a 5 pièces de taille équivalente : 2 chambres, une salle de bain, une cuisine, un salon et c’est tout, donc pas de salle à manger, mais tu as une table pliante que tu peux mettre dans le salon, et tu trouves des chaises dans les chambres…. Mais évidemment quand la table est mise dans le salon, quand tu es dans le fauteuil t’as une table haute devant toi…Bref, pas très ergonomique tout ça, mais bon j’arrête de faire mon décorateur d’intérieur, on n’est pas là pour ça… Ce matin, direction Glasgow. On dépose d’abord la voiture à un Park & Ride près de la station de métro de Kelvinbridge, et c’est parti.
Il est marrant ce métro. Une seule ligne circulaire, qui tourne en boucle dans les deux sens autour du centre-ville, pas de correspondances, pas de complexité, on monte, on tourne, on descend. Les rames sont toutes petites, les tunnels étroits, les quais minuscules.

On commence notre tour par The Mackintosh Tearoom ou Mackintosh at the Willow
Mackintosh at the Willow, c’est l’un des endroits les plus emblématiques de Glasgow — et une adresse incontournable pour comprendre le génie de Charles Rennie Mackintosh.
À l’origine, c’est une commande de Kate Cranston, pionnière des salons de thé à Glasgow, qui demande à Mackintosh de concevoir de A à Z ses nouvelles salles de thé sur Sauchiehall Street en 1903. Mackintosh dessine absolument tout — l’architecture, les intérieurs, les meubles, la vaisselle, les luminaires. C’est l’expression totale de son style Art Nouveau si particulier : lignes verticales élancées, motifs floraux stylisés, noir et blanc rehaussé de touches de rose et violet, boiseries laquées, vitraux…
Mais en fait non, ça n’ouvre qu’à 10h et il n’est que 9h15… Et malheureusement pour moi, on est en plein milieu d’une rue commerçante avec un Primark, un Boots, un Waterstones, … donc les filles sont toutes folles… Moi je reste sagement sur un banc à les attendre. Il est 10h, on peut enfin faire la petite expo qui nous présente ce fameux Mackintosh et on se fait, dans la foulée, un petit plaisir avec du thé et une pâtisserie…




Charles… Rennie… Mackintosh. Rennie, c’est pour les brûlures d’estomac non? Et Mackintosh, c’est pas des bonbons dans les Quality Street. Donc on est dans le salon de thé d’un bonbon anti-acide et on mange des pâtisseries. Ok, tout est cohérent !
Mwouais, un peu trop tiré par les cheveux celle là Rémi. Ils sont doués ces écossais avec les pâtisseries. On sort de là vers 11h30, et on prend la direction de la cathédrale de Glasgow
La cathédrale de Glasgow, c’est un monument à part dans le paysage écossais — et l’une des grandes surprises de la ville pour ceux qui ne s’y attendent pas.
C’est la seule cathédrale médiévale d’Écosse continentale à avoir survécu à la Réforme protestante du XVIe siècle pratiquement intacte — une vraie exception. La légende dit qu’elle a été épargnée grâce aux corporations d’artisans de Glasgow qui se sont interposés physiquement pour protéger le bâtiment. Les autres ont été démolies ou transformées au nom de la Réforme.
Construite principalement aux XIIe et XIIIe siècles, c’est un bel exemple de gothique écossais — sobre, austère, massif. La crypte est particulièrement impressionnante : une forêt de colonnes de pierre qui abrite le tombeau de Saint Mungo, le saint patron et fondateur légendaire de Glasgow. C’est le cœur spirituel de la ville depuis le VIe siècle.
Et c’est une cathédrale à 2 étages !
Exactement, le niveau supérieur est la cathédrale classique avec sa nef, son chœur et ses chapelles. Mais c’est le niveau inférieur — la crypte — qui est souvent considéré comme le plus beau. Loin d’être un simple sous-sol sombre comme dans beaucoup d’églises, c’est un véritable espace architectural à part entière, avec ses propres voûtes, ses colonnes élancées, ses chapelles rayonnantes… et la tombe de Saint Mungo en son centre. La lumière y est tamisée, l’atmosphère unique.
Deux étages, comme un bus impérial? Sont fous ces Ecossais !
Oui Rémi, c’est exactement ça, tu as la Upper Church et la Lower Church, 2 églises dans un seul bâtiment. Elle est impressionnante, cette cathédrale.




Deux en un c’est pas la pub Wash & Go ça?
Et ce qui est encore plus impressionnant est le cimetière derrière cette cathédrale, le Necropolis
La Nécropolis de Glasgow, c’est l’un de ces endroits qu’on ne s’attend pas à trouver aussi beau — et qui finit par être l’un des moments forts de la visite. C’est un cimetière victorien perché sur une colline juste derrière la cathédrale, ouvert en 1833. Pas n’importe quel cimetière — une véritable ville des morts à ciel ouvert, avec des mausolées, des obélisques, des colonnes grecques, des anges de pierre, des croix celtiques… Le tout sur plusieurs hectares, avec des allées qui serpentent entre les tombes.
Le ciel est gris, et ça va plutôt bien à l’atmosphère de l’endroit, c’est à la fois grandiose et étrangement paisible. Ca ressemble plus à un musée de plein air qu’à un cimetière ordinaire.





Argh, Tous ces riches Victoriens qui se font construire des palais pour après la mort. Même morts, ils voulaient avoir la plus grande maison du quartier.
On revient ensuite sur nos pas pour reprendre le métro dans l’autre direction pour passer l’après-midi dans le quartier West End
Le West End, c’est le quartier le plus agréable de Glasgow pour se balader — et de loin le préféré des habitants eux-mêmes.
C’est le Glasgow bohème et universitaire. Des rues arborées, des façades victoriennes en grès, des coffee shops indépendants, des librairies, des restaurants de toutes les cuisines… L’atmosphère est détendue, jeune sans être branchée, vivante sans être envahie par les touristes.

Et donc on se dirige vers l’université et le Hunterian Museum et on s’attarde sur la Mackintosh house

Encore Ton Mac machin là?
Oui, pour la petite anecdote, on s’était dit hier, en préparant cette journée, qu’on allait visiter la Mackintosh House et Nath me sort en début d’aprèm : ‘Et la Mac Donald House, on y va quand?’ Je me suis dit, euh, Nath veut aller au McDo… Non, ce n’est pas normal…😄
La Mackintosh House est la reconstitution fidèle de l’intérieur de la maison que Charles Rennie Mackintosh partageait avec sa femme à Glasgow entre 1906 et 1914. La maison originale a été démolie, mais l’intérieur a été soigneusement démonté, conservé et reconstruit à l’identique à l’intérieur du Hunterian Museum de l’Université de Glasgow.
On découvre un intérieur d’une cohérence totale — chaque meuble, chaque couleur, chaque détail a été pensé par Mackintosh. La palette est caractéristique : blanc immaculé, gris perle, touches de rose et mauve. Les meubles aux lignes épurées et géométriques contrastent avec les motifs floraux délicats. C’est à la fois très moderne et très de son époque.
Alors, ça ressemble à de l’Art Nouveau mais sans en être, car c’est plutôt géométrique alors que chez Horta on retrouve beaucoup de courbes… Mais franchement, c’était très impressionnant.








Il y a également une autre expo dans le Hunterian Museum, des tableaux, et les filles restent en admiration sur certains d’entre eux…




On continue la balade dans le West End. Il est 15h, les estomacs commencent à se manifester, on s’arrête pour un bagel, histoire de tenir le coup.



Puis on repart sur Byres Road et Ashton Lane, entre boutiques et vitrines. Coco s’en donne à cœur joie côté vêtements : Où va-t-on mettre tout ça dans les valises pour le retour ?
Elle peut porter plusieurs couches de vêtements dans l’avion non?
Mwouais, pas si mauvaise cette idée, on la retient ! On reprend enfin le métro pour revenir à notre point de départ avant de retourner dans notre maison. On est unanimement épuisés. La journée était belle mais chargée. Au menu du soir : apéro gin tonic d’abord, le gin ne va pas se finir tout seul et on part samedi 😄, avec des petites ailes de poulet bien hot & spicy. Et ensuite steaks, beans, roquette.
Allez, demain on fait une petite grasse mat’, tout le monde en a besoin ! Bonne nuit !