On a bien dormi. Réveil vers 8 h, et franchement, ce lit et ce calme, on en reprendrait bien une nuit ou deux (d’ailleurs, ça va être le cas !) Petit déj comme je les aime : œufs, lard. Ensuite on prépare la frigo box pour le pique-nique de midi et là, zut : on a oublié de mettre les ice packs au congélateur hier soir. Pas grave, ce sera juste moins froid.
Ah bravo. Des semaines de préparation et on part avec un frigo tiède !
On prend la route vers le nord-est, direction l’aven d’Orgnac.
L’avant du Cognac?
Non l’aven d’Orgnac, un aven c’est un gouffre, une grotte…
L’aven d’Orgnac a été découvert le 19 août 1935 par le spéléologue Robert de Joly, descendu par le puits naturel de 50 mètres qui était alors la seule entrée. Son exploration a duré près de dix heures et l’a mené jusqu’à 120 mètres sous terre. Le site est aujourd’hui classé Grand Site de France.

Chouette balade, et surtout il fait bien frais là-dedans. Les salles sont immenses, les stalagmites et …tites sont majestueuses. 120 mètres de profondeur, près de 700 marches à descendre. Heureusement qu’il y avait un ascenseur pour remonter, sinon je serais resté en bas.







Hé ya un bonhomme là en jaune tout en bas !
Oui, c’est pour montrer à quel point cette salle est immense et majestueuse.
Je connais bien les grottes, ya les stalag mites qui montent, les tites qui tombent et les schieves qui s’inclinent, c’est ça?
Des stalagschieves… Mais ça c’est uniquement en Belgique alors ! Ya que toi pour inventer ça Rémi !
Petite anecdote du jour: La guide nous prévient d’entrée : on ne touche pas les concrétions. Nos paumes sont trop acides, trop grasses, et un seul contact suffit à interrompre le travail du calcaire, celui qui met des siècles à déposer un centimètre. Sauf qu’une stalagmite, plus accessible que les autres, a été caressée un peu trop souvent au fil des décennies. Résultat : elle est devenue brune… Et la guide nous demande comment ils l’ont appelée, cette stalagmite…? Alors vous l’avez? … Carla ! Parce que Carla Bruni !
Excellent, je crois que je viens de tomber amoureux de la guide, elle s’appelle comment?
Du calme Rémi, du calme ! Après la remontée du fin fond de l’aven, on visite une petite expo sur la préhistoire, juste à côté, c’était cool. On y a croisé quelques personnalités sympathiques:


On pousse ensuite un peu plus loin sur l’Ardèche, jusqu’au Pont d’Arc. Très beaux paysages. On pique-nique, puis on se repose un moment sur la plage, devant les canoës.
♪ Sous le pont d’Avignon, on y danse, on y danse ♪
Pont d’Arc, Rémi. Pas Avignon. Et on n’y danse pas.

Le Pont d’Arc est la plus grande arche naturelle d’Europe : 54 mètres de haut pour une soixantaine de large. Il a été creusé par l’Ardèche elle-même, qui a fini par percer la boucle de méandre qu’elle contournait — la rivière a pris le raccourci et laissé le pont derrière elle.
Quand je vous dis que c’est très beau :


Puis on a soif. Les gourdes sont vides, et on est dimanche après-midi en France. Autant dire qu’il n’y a plus rien d’ouvert. On finit par s’arrêter dans un bar-resto au bord de la route. Et la partie bar est installée dans une grotte.


On rentre par un autre chemin. Nath veut absolument trouver une supérette ouverte : trois tentatives, trois portes closes, on abandonne. Retour à la maison vers 16 h. Cette fin de journée, on se la coule douce, repos, apéro, préparation du repas. Ce soir, c’est tranche de gigot d’agneau surmontée d’un morceau de fromage de chèvre frais, pommes de terre rissolées et salade.

En même temps agneau et chèvre, ça va bien ensemble !
Et pendant que j’écris ces lignes tranquillement, je me fais bouffer par les moustiques. Heureusement, Madame Routarde a toujours son anti-pique sur elle.

Antibeet, comme Tintin !
Comme Tintin? Ah Tintin antibeet (au Tibet)… Bon, il est temps d’aller se coucher, ça devient n’importe quoi tes blagues débiles !