Luberon 2026 – Day 4

Départ vers 9 h, direction la Bambouseraie en Cévennes, à environ 45 minutes du gîte.

Bien vu Rémi, c’est exactement ça, un parc avec plein de bambous, mais pas que, on retrouve aussi des ifs immenses, des ginkgos biloba, des séquoias, des magnolias hauts comme des immeubles, des érables du Japon, un hêtre pleureur mais aussi quelques oeuvres d’art…

Des photos de bambous, il va y en avoir. Beaucoup. Allez hop, c’est parti :

Il fait chaud, très chaud, mais on marche à l’ombre des bambous, et l’ombre d’une bambouseraie, ce n’est pas l’ombre d’un arbre. C’est une lumière verte, tamisée, avec un bruit de tiges qui s’entrechoquent au-dessus de la tête et quelques degrés en moins. Bref, on est tombés amoureux de cet endroit.

Et le plus beau, c’est que tout ça, techniquement, ce n’est même pas une forêt.

Non. Le bambou n’est pas un arbre, Rémi. C’est une herbe.

On croise aussi des sculptures, posées çà et là entre les bosquets. Et pas des œuvres plantées là pour faire joli : elles sont faites avec le parc, et souvent avec ce que le parc a laissé tomber.

La première s’appelle Réincarnation, du Japonais Takayuki Shimizu. Trois formes de bambou tressé, ajourées comme des paniers, suspendues en pleine bambouseraie au-dessus des palmiers, reliées entre elles par de longues tiges qui partent en volutes. On dirait trois cocons en train de s’ouvrir, ou trois animaux en suspension.

La seconde, c’est Greffe charpentière, de Simon Augade.

Et en fait, les deux œuvres racontent la même chose. Un bambou coupé qui revient en cocon, une branche tombée qui revient en charpente : dans les deux cas, quelque chose qui meurt et qui continue autrement. Pour un jardin de 170 ans planté par un homme qui n’a jamais vu ce qu’il allait devenir, c’est plutôt bien trouvé.

Il y avait même un espace zen. On est d’abord passés devant sans s’arrêter, parce qu’un bébé hurlait dans sa poussette juste au milieu, et disons que ça cassait un peu le concept.

On y est repassés plus tard, une fois le bébé et ses parents partis vers d’autres méditations, et là oui, c’était très joli.

Des serres, des fleurs, des nénuphars, des bonsaïs, un village laotien reconstitué… bref, je ne mets que des photos, c’est plus simple.

Midi, on sort de la Bambouseraie, Nath craque pour un panier (soi-disant, j’ai oublié le mien à la maison, il en faut un pour faire les marchés en Provence, blablabla, …mwouais). Bon, il est beau, le panier :

On mange au Bambousnack : chips et hot-dog. L’équilibre alimentaire du jour a poussé comme le bambou, très vite, et sans réfléchir.

L’après-midi, visite d’Anduze. Franchement, rien d’exceptionnel, mais c’était sympa : on flâne, on regarde les vitrines, on prend le frais dans les ruelles.

C’est celaaaa oui….

Retour au gîte, avec un petit détour stratégique par une pâtisserie : une tartelette poire-chocolat. Et ensuite, une bonne siestasse au frais, parce qu’il faut savoir tenir ses priorités.

En fin de journée, on prépare gentiment le repas du soir. Nath nous fait une ratatouille avec des brochettes de poulet, du taboulé, et les pommes de terre sautées qui restaient d’hier.

Mmmmh, cette ratatouille…. une tuerie !

C’était vraiment sympa, ces quelques jours entre Cévennes et Ardèche. On ne connaissait pas du tout ce coin-là, on est arrivés sans grandes attentes, et on repart avec une grotte, un pont d’arc, un village perché, des jardins accrochés au vide et une forêt de bambous. Pas mal pour quatre jours dans un ancien four à pain.

Demain, on rentre à la maison.

Pas à la maison en Belgique, Rémi. À la maison dans le Luberon : un de nos endroits favoris au monde, et le vrai titre de ce blog. Sept jours qui commencent demain.

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