Luberon 2026 – Day 6

Je n’ai pas super bien dormi. Trop chaud dans la chambre, et les ventilateurs faisaient trop de bruit : soit tu transpires, soit tu dors sous un hélicoptère. Bon, pas grave, je dormirai mieux la nuit prochaine.

Ce matin, on quitte le gîte direction Banon.

Alors justement, il y a beaucoup de choses à Banon. Beaucoup trop, même, pour un village de mille habitants.

Oulà, je l’ai pas vue venir celle-là… Tu la prépares depuis ce matin Rémi ?

On commence par le fromage, évidemment. Le banon, c’est ce petit palet de chèvre emballé dans des feuilles de châtaignier et ficelé au raffia.

Et pour l’acheter, ce n’est plus à Super Banon, qui est maintenant fermé, mais dans une autre fromagerie à dix mètres de là.

Le pouvoir de faire de super fromages, Rémi.

On repart donc avec un banon de Banon, et Nath fait un crochet par la librairie.

Ça nous rappelle quelque chose. En Écosse, on avait visité Wigtown et ses 250 livres par habitant, et Coco était repartie avec trois bouquins de plus à caser dans les valises. Coco n’est pas du voyage cette fois, mais la tradition est sauve : Nath a pris le relais. Allez hop, encore 5 livres à caser dans la voiture !

Ensuite, la confiserie. Une chocolaterie installée dans un bâtiment en bois au pied du village, où l’on fait des amandes grillées, de la pâte à tartiner, des calissons et des chocolats. La dégustation est libre, ce qui est à la fois très généreux et très dangereux.

Et juste en face, une autre usine, qui produit du vinaigre balsamique. Alors on fait la dégustation de vinaigre balsamique. Et je vous le dis : c’est très sympa, et surtout, on est certain de ne pas être douf quand on sort (ça change des dégustations de vin).

Donc évidemment, on achète quelques trucs. Plus toutes les commandes des zamis. La prochaine fois on loue un semi-remorque !

On quitte Banon pour Oppedette, un petit village dont on était certain de ne l’avoir jamais fait et qu’on avait en fait visité l’année dernière. Ça arrive.

C’est au milieu de nulle part, et on a l’impression qu’il n’y a absolument personne. Nath voulait s’en aller. Moi j’ai insisté, et bien m’en a pris : j’ai fini par trouver un super endroit pour le repas de midi.

Ah oui, c’est vrai. Hihihi. C’était pour rire, hein, mon amour, c’est bien toi qui voulais rester et on a eu raison de s’attarder dans ce petit village !

Ok, allez, on va se calmer avec les couleurs les amis, déjà avec Rémi et Claudia, ça suffit !

Le repas du midi, la Planche à pain, une délicieuse assiette mixte, coppa, banon (le fromage pour ceux qui ne suivent pas…), confiture de figues, roquette… Et le pain tout frais et tout chaud, vraiment bien !

Retour au gîte, et siestasse à l’ombre, effectivement.

En fin d’après-midi, on voit Monsieur Jacques, pour lui donner les quelques trucs typiquement belges qu’on lui avait préparés (bières, sirop de Liège). Monsieur Jacques, c’est le vigneron du Domaine de la Verrière. On n’a pas encore croisé Catherine, qui tient le caveau de dégustation, mais bon : on reste sept jours. On la verra, c’est sûr.

Au menu ce soir, côte à l’os. Et quelle côte à l’os, les amis :

Et je crois qu’on va bien dormir aussi. À demain !

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