Luberon 2026 – Day 10

Ce matin, on se lève un peu plus tard. Il a fait chaud jusqu’à au moins 23 h hier soir, alors on s’est offert une mini grasse mat’, tant qu’il fait encore frais, autant en profiter allongé.

On part vers 9 h 30, direction le pays de Sault.

Sur la route, Gordes. Classé parmi les plus beaux villages de France, et c’est vrai que vu de l’extérieur, c’est pas mal du tout. Tout le monde s’arrête au même endroit pour faire la même photo. Nous compris.

Ce qui frappe, c’est l’empilement : les maisons de calcaire clair montent en escalier sur un éperon rocheux, toutes de la même pierre que la roche qui les porte, avec le château et l’église plantés au sommet. De loin, on ne voit pas un village posé sur une colline, on voit une colline qui a pris la forme d’un village.

On ne s’y arrête pas plus longtemps : déjà fait. Et on continue en passant devant l’abbaye de Sénanque, déjà faite aussi. Donc ce sera juste une photo.

C’est ptet pour ça qu’on y va pas…

T’inquiète, Rémi. On arrive à Villes-sur-Auzon, un petit village qu’on n’avait jamais fait. Et… bon. Ce n’était pas top top. On s’arrête quelques minutes, on fait un petit tour, et on reprend la route.

Il y a une chose qu’on ne rate pas dans le coin, parce qu’elle occupe tout l’horizon : le mont Ventoux. Il est là, plein nord, avec son sommet tout blanc — et par 38 degrés, on jurerait qu’il y a de la neige dessus.

Le Mont Ventoux au loin

Direction Monieux, donc, par les gorges de la Nesque.

Bien sûr, Rémi. Bien sûr. Les paysages sont magnifiques. On s’arrête plusieurs fois pour prendre des photos, ce qui est le comportement standard sur cette route. Le canyon atteint par endroits 400 mètres de profondeur, la route se faufile à flanc de falaise, et on n’a qu’une envie : s’arrêter à chaque virage.

On continue vers Sault.

Pour ceux qui n’ont pas la référence, c’est dans Supernatural, quand il y a un fantôme, on va chercher le sel. Voilà, c’était la minute culture geek du jour.

On fait un petit tour dans la ville, qu’on connaissait déjà, et on déjeune au Provençal, là où on avait déjà déjeuné la dernière fois.

Et on mange des trucs pas très courants. Enfin surtout moi : fricassée de cervelle d’agneau, et rognons en plat.

Je crois que c’est la première fois que je goûtais ça. Et… mwouais. C’est bon sans être exceptionnel : ça n’a pas beaucoup de goût en soi, mais c’était bien assaisonné, et du coup ça passait très bien.

Bon, les rognons, par contre, je connaissais. Et j’aime ça !

Nath reste plus traditionnelle : une canette.

Non, de canard, la cane, le canard, la canette… Enfin… Rémi !

On est à l’ombre, un peu envahis par les mouches cette fois, mais on passe un bon moment.

En sortant, je me souviens d’une photo prise l’année dernière, et je retrouve le fameux message :

J’avais très envie d’écrire « Euh, pas toutes hein ! « . Mais j’ai envie de vivre encore un peu. Oui, je t’aime mon amour. C’était pour rire, hein. ❤️

Bref, après un petit tour sous 38 degrés, on reprend la voiture et on continue notre boucle en passant par Rustrel. Et là on se dit « Ah oui, c’est là qu’on avait déjeuné il y a quelques années ».

Ah oui, et Rustrel, c’est aussi le Colorado provençal. Très chouette à faire, vraiment. Mais déjà fait l’année passée.

Et pour te répondre sérieusement, Rémi : ce n’est pas exprès. C’est qu’en fait, pour faire tout ce qu’il y a à faire dans cette région, on peut facilement rester un mois. Donc là, on refait les incontournables, on ajoute les trucs jamais faits, et on ressort ceux qu’on n’a plus faits depuis longtemps. Une sorte de best of, quoi.

Retour à la maison, il est presque 15 h. On va s’enfermer au frais. Parce que la maison n’a pas d’airco, mais elle a des murs bien larges, et au rez-de-chaussée la chaleur reste tout à fait acceptable.

Par contre dehors, c’est un four. Et sans chaleur tournante, donc sans un souffle de vent.

Vers 18 h, apéro dînatoire avec ce qu’il reste dans le frigo : des olives, des rillettes, des tapenades, du saumon fumé. Et avec une petite bouteille de rosé, tout passe très bien. Et surtout avec les petits serpentins qui fument pour éloigner les moustiques.

À demain !

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