Luberon 2026 – Day 9

Ce matin, on se lève tôt. Petit café sur la terrasse, il doit faire 18 ou 19 degrés, il est 7h30, et c’est le meilleur moment de la journée.

Les machines de Monsieur Jacques ont fait un peu de bruit au petit matin : la récolte du raisin, juste devant notre fenêtre. Mais ça va, on ne va pas se plaindre d’être réveillés par les vendanges.

Donc on part tôt, direction Oppède-le-Vieux. C’est notre incontournable depuis une quinzaine d’années qu’on vient ici.

Vide, mais pas longtemps, et c’est là que l’histoire devient belle.

Hé ben, on en apprend des choses, je ne te savais pas si cultivé Rémi, c’est les cours particuliers avec Claudia qui portent leurs fruits.

Oui, je confirme, tu l’es moins ! 😁

Voilà, on venait dans ce village depuis quinze ans et on ne savait pas ça. Et surtout, une fois arrivés au vieux village, on entreprend l’ascension du petit sentier qui mène à l’église, tout en haut.

Oui, ça je savais, il habite le village d’ailleurs…

Ce qui fait qu’à chaque fois qu’on revient, l’église n’est plus tout à fait la même. Un mur repris, une chapelle dégagée, une pierre nettoyée, un détail qu’on n’avait jamais vu parce qu’il était sous la poussière. On arrive en se demandant ce qui aura changé cette année.

Et pourtant l’atmosphère, elle, ne change jamais d’un millimètre. C’est peut-être ça le plus étonnant : on peut refaire les murs, ça ne touche pas à ce qu’on ressent en entrant.

Et cette fois, il s’est passé quelque chose de nouveau : une dame est arrivée en même temps que nous, elle a ouvert l’église, et elle nous a même fait une petite visite guidée. Une première en quinze ans. Et c’était très sympa.

Ça doit bien faire quinze fois qu’on monte là-haut. Et depuis sept ou huit ans, une tradition s’est installée : une fois arrivés tout près de l’église, on ouvre une bouteille de champagne. Tradition respectée, évidemment.

Ça n’a pas commencé comme une tradition, d’ailleurs. Ça a commencé comme une bonne idée, un jour, et c’est en la refaisant qu’elle en est devenue une. Maintenant, la bouteille est prévue avant le reste du programme : on la met au frais la veille, on l’emballe, elle monte le sentier avec nous, et les verres aussi, parce qu’on a beau être en vacances, on ne boit pas du champagne au goulot devant une collégiale du XVIᵉ siècle.

On appelle ça notre incontournable, Rémi. Il y a des endroits qu’on visite, et il y a des endroits où on revient. Celui-là, on y revient avec une bouteille.

Cet endroit est magique. Il y a là une tranquillité, un calme, une atmosphère qu’on ne trouve pas ailleurs, et les émotions y sont décuplées. Même le Christ restauré a l’air paisible, et il sourit sur sa croix.

On serait bien restés là toute la journée.

Puis arrive un couple avec un chien, enfin, une chienne, Anouk, qui a manifesté un intérêt très vif pour notre petite boîte d’amandes grillées. Celles de Banon, oui. Ses maîtres n’ont pas arrêté d’essayer de la rappeler, mais disons que ça ne marchait pas des masses.

On redescend vers le vieux village, où un tout petit marché artisanal est en train de se monter. Et Nath craque pour un collier unique, en verre fondu. Très joli.

Bien vu Claudia, effectivement, cette journée est poétique. On retourne ensuite à la voiture, un peu assommés. Par la chaleur, par les émotions, par les vingt étages montés et redescendus, et, il faut bien l’avouer, par la bouteille de champagne vidée.

Il est presque midi, on rentre à la maison pour un brunch.

Et déclaration officielle du jour : les œufs à la coque, trois minutes, ce n’est pas assez. La prochaine fois, on essaiera trois minutes trente.

L’après-midi, sieste, puis chacun vaque à ses occupations : séries, livres, Spotify, ronflette (dans l’ordre ou dans le désordre). On ne remettra plus le nez dehors avant la fin de l’aprèm, et seulement quelques minutes, le temps d’aller chercher le linge qui sèche au soleil. Pfiou. Il fait au moins 60°.

Et le repas du soir : le retour du fils de la vengeance de Spider-Cochon. J’ai retrouvé des araignées de porc à l’ail des ours au Super U hier.

Avec du taboulé, de la ratatouille 2.0 de Nath (ail, tomates, lardons, huile d’olive, mini poivrons, champignons, basilic… miam, miam), et les pommes de terre au four qu’il fallait finir. Tout ça accompagné d’un petit vin pas très connu… Domaine de la Verrkekchose… 😄

Il est 21h30, le soleil est couché depuis un bout de temps déjà, mais il fait toujours 29° dehors… On va attendre un peu avant d’aller se coucher…

À demain !

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