Luberon 2026 – Day 5

Ce matin, on remballe tout dans la voiture, on referme le four à pain, et on dit au revoir à Robert et Bertrand… ah non, pardon, à Laurent et Sébastien.

Oui bon, ça m’a échappé, ils étaient très gentils tous les deux, et ils ne ressemblaient pas du tout à des vagabonds flamands du XIXᵉ siècle. Voilà, c’est réparé. Et donc, au moment de charger le coffre, on se dit qu’on ferait bien une grotte.

Qui se dit ça au réveil, franchement ?

C’est un peu vrai, en fait. Chaque voyage a son obsession, et celui-ci a choisi le sous-sol. Ce sera donc la grotte de la Salamandre, à une trentaine de kilomètres du gîte. Les visites partent toutes les heures. On arrive au parking à 9 h 50 pour celle de 10 h. On est bons, non ? Ben non. Il y a 750 mètres de sentier entre le parking et l’entrée de la grotte. On finit donc au petit trot, on arrive un peu en retard, mais on rattrape le groupe.

Une seule salle, donc, mais on ne sait pas où regarder. On entre par une passerelle en hauteur, et la salle s’ouvre d’un coup sous les pieds. C’est très différent d’Orgnac : là-bas on descendait d’étage en étage, ici on est posé devant un seul volume gigantesque, éclairé comme une cathédrale.

Ben oui, justement. Le nom vient de là, tout simplement : les premiers spéléologues qui sont descendus, en 1965, ont trouvé une salamandre au fond. Ils l’ont vue, ils ont trouvé ça beau, ils ont appelé la grotte comme ça. Une bestiole au bon endroit au bon moment.

Et l’autre particularité de l’endroit : dans cette salle, on peut faire de l’aéroplume.

Nath a regardé ça avec beaucoup d’intérêt et avait déjà envie d’en faire. Ce sera pour la prochaine fois. Moi, je devrai faire un solide régime pour pouvoir être pilote de ce truc ! On passe vraiment un très chouette moment dans cette grotte.

En sortant, petite bière sur la terrasse, et là on se rend compte d’autre chose : le calme. Un calme olympien. On n’entend absolument rien. Pas une voiture, pas une route, pas un avion.

Puis il faut remonter les 750 mètres jusqu’au parking. Et je maintiens ce que j’ai écrit avant-hier sur les 700 marches : c’est quand même plus facile de descendre que de monter.

Pique-nique dans la voiture, et en avant pour le Luberon.

Comme on fait pas mal de route en ce moment, on écoute la radio. Chérie FM, RFM, Nostalgie. Oui, on est des p’tits vieux, et non, on ne s’en cache pas.

Ça explique beaucoup de choses. Sauf que depuis quelques jours, sur les trois stations, c’est kif kif bourricot : des places à gagner pour aller voir Céline Dion. Toutes les heures. Entre chaque pub. Après chaque titre. Et évidemment, le titre en question, c’est ‘Bonjour, pardon, merci’.

Voilà. Et nous, après plusieurs centaines de kilomètres et une quarantaine d’écoutes, on a fini par proposer un remix du titre. Ce sera : ‘Au revoir, dégage, casse-toi !’

On est d’accord Rémi, pour une fois, on est d’accord ! 😄

On arrive à Coustellet vers 14 h. Et à partir de là, la journée devient une liste de courses très sérieuse. Premier arrêt à La Roumanière pour quelques confitures. Deuxième arrêt à La Royère pour quelques bouteilles, sachant qu’on doit en plus prendre les commandes des zamis. Heureusement qu’on n’est que deux dans la voiture et qu’on a de la place… Troisième arrêt au Super U pour les courses des prochains jours.

Et enfin, on arrive au Gîte des Vendangeurs. Les clés sont sur la porte. Une petite bouteille de vin nous attend. Le wifi est reconnu tout seul par les téléphones. Oui : on est à la maison.

On débarque tout, on range, on s’installe. Et on s’aperçoit assez vite qu’on n’est pas les seuls à avoir loué cette semaine. Après la salamandre au plafond de la salle de bain il y a deux jours, et la grotte de la Salamandre ce matin, voici un petit scorpion, l’air très intéressé par le melon qu’on avait posé sur le plan de travail de la cuisine.

Voilà où on en est de notre bestiaire du séjour : une salamandre, un scorpion. Il ne manque plus que les moustiques tigres pour la photo de groupe ! Ah non, eux, ils sont déjà là !

Pas de sieste aujourd’hui, mais on se repose tranquillement avant d’attaquer l’apéro. Au menu ce soir : spaghetti à la Nys.

Pas mal, le Alanis Morissette, ça se tient bien… Le ‘A la Nys’ veut simplement dire, on prend les restes de la veille, on les améliore en les détournant et on refait un plat digne de ce nom avec tout ça… Concrètement, les spaghetti à la Nys de ce soir, c’est le reste de la ratatouille d’hier, un peu de lardons, quelques olives, un peu de purée de tomate, de l’huile d’olive, une petite boule de burrata au basilic. Et ça marche très bien.

On est bien, Tintin, on est bien ! J’aime cet endroit. À demain les petits amis !

Ce contenu a été publié dans Luberon 2026. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.