Luberon 2026 – Day 8

Jour 8, ça passe beaucoup trop vite !

On part un peu avant 9 h. On essaie de partir tôt pour profiter de la fraîcheur du matin, parce que 38 degrés à midi, non merci. Direction Bonnieux, un de mes villages préférés du Luberon.

On se balade tranquillement, il n’y a pas grand monde. On monte, on redescend, on s’assoit sur un banc, et on écoute le silence. C’est bête à dire, mais c’est exactement ce qu’on venait chercher.

On s’achète une baguette pour midi, et on file boire un petit verre à Lacoste, au Café de Paris.

A Lacoste ! Et on est bien.

Et on y reviendra mercredi, il me semble, il y a un marché qu’on n’a jamais fait à Lacoste le mercredi ! Aujourd’hui, c’est journée farniente. Et c’est très bien, les journées farniente. On va donc faire quelques courses pour le repas de midi et pour demain. Et c’est là que se joue la grande scène du jour, en pharmacie, où Nath est allée acheter du répulsif et de l’apaisant pour moustiques.

Devant elle, un couple. Derrière le couple, une dame seule. Le couple demande exactement ce que Nath allait demander. La dame seule enchaîne : « Alors je vais vous suivre. » Et Nath complète : « Et je vous accompagne. » Voilà, la file est constituée, tout le monde a le même problème. La pharmacienne fait donc le tour du rayon pour les trois clients à la fois, explique que les produits Puressentiel elle n’en a plus, et propose, si on cherche des choses naturelles, de regarder plutôt du côté de… Et là la cliente n° 2 sort un : « Je m’en fiche que ce soit naturel ou pas. Là, je veux juste que ce soit efficace. » Fin de la discussion. A mon avis, les gens en ont un peu marre de se faire bouffer par les moustiques (beaucoup plus nombreux qu’habituellement à la même époque).

Je crois surtout que c’est grâce à ce genre de produits que les pharmacies font leur beurre en été. À mon avis, ils élèvent des moustiques tigres dans l’arrière-boutique. 😄

Retour à la maison pour le repas de midi, qu’on finit par manger à l’intérieur.

Puis sieste habituelle : il fait bon dans la maison. Et vers 16 h, on se dit qu’on irait bien dire bonjour à Catherine.

Je vous avais dit qu’on la verrait. Catherine, c’est elle qui tient le caveau de dégustation. On est tout seuls au début, alors on parle de nos vies respectives. Ben oui, ça fait quand même quinze mois qu’on ne s’est pas vus. Tout ça en dégustant les différents vins : les blancs, le rosé, les rouges. J’aime bien le Pamplelune, un blanc beurré qui me rappelle beaucoup La Clé des Sens d’hier.

On fait notre commande, en précisant qu’on repassera vendredi prochain pour récupérer — et payer les caisses. Et il va y en avoir un paquet, de caisses. Nom di djou.

Ensuite, Catherine nous propose de visiter les caves. Les tonneaux, les amphores, les cuves en inox, et tout le monde en plein boulot, parce que c’est la pleine saison.

Catherine et les amphores
Les cuves en inox

On rencontre aussi Valentin, le fils de Jacques, qui reprendra sans doute l’exploitation à terme. Et il nous fait goûter, en avant-première, le viognier 2026. Alors, disons-le : ça ressemble encore un peu trop à du jus de raisin. Mais on y découvre quand même des notes de pêche et d’ananas.

Le ‘bureau’ de Jacques et Valentin

Trop bien, cette petite visite privée.

Devant le ‘Haut de la Jacotte 2025’

Ensuite, le temps de prendre une douche, et direction Goult, à 5 km de la maison, pour le resto du soir : La Bartavelle.

En entrée, moi les haricots verts, avec râble de lapin et foie de canard poêlé, vinaigrette soja et huile d’olive. Et Nath l’aubergine grillée avec les gambas et la mozzarella. Ensuite, deux fois le poisson sauvage, avec sa soupe de poisson, des moules, des pommes de terre à l’aïoli et de l’écorce de citron confit. Très bien ce repas !

Et les desserts ne sont pas mal non plus :

Pas mal du tout, ce resto. Et bizarrement, on ne connaissait pas Goult, un village où on n’a pourtant que cinq kilomètres à faire. On va revenir, c’est sûr.

Il est 22h30 quand j’écris ces lignes, de retour à la maison. Demain, on se lève tôt pour aller visiter notre endroit préféré du Luberon : Oppède-le-Vieux.

Justement, il faut en profiter avant la chaleur! À demain !

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